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Débordements après la victoire du PSG

Le 6 mai, le Paris Saint-Germain s’est qualifié pour la finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich. Ce succès a été marqué par des incidents en région parisienne.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a condamné ces débordements, qui deviennent malheureusement fréquents lors des victoires du club. Il a souligné qu’il ne faut pas s’habituer à ces comportements.

Il a rappelé que des centaines de personnes cherchent à provoquer des troubles, à s’en prendre aux forces de l’ordre ou à piller des commerces. Selon ses chiffres, 127 personnes ont été interpellées dans l’agglomération parisienne, dont 107 à Paris. Onze personnes ont été blessées, dont une gravement par un mortier, et 23 policiers ont subi des blessures légères.

Laurent Nuñez a remercié les forces de police pour leur intervention, qui a systématiquement visé à empêcher tout débordement. Il a annoncé qu’un dispositif de sécurité renforcé serait mis en place pour la finale, prévue le 30 mai, opposant le PSG à Arsenal.

Le ministre a également évoqué des discussions avec le maire de Paris, critiqué pour l’annonce unilatérale d’une fan zone. Il a affirmé que l’État maintiendra une réponse ferme face à toute tentative de troubles lors de cet événement sportif.

Augmentation des agressions contre les forces de l’ordre

Laurent Nuñez a également évoqué une hausse des violences à l’encontre des policiers depuis le début de 2026. Alors que les violences urbaines globales diminuent, les atteintes aux forces de sécurité ont augmenté de 19 % cette année.

Il a indiqué que cette situation inquiétait le gouvernement, qui a donné des instructions claires aux préfets et aux directeurs de police pour une intervention systématique lors des incidents.

Le ministre a aussi réagi à la proposition d’une commission d’enquête parlementaire sur «les crimes des policiers», formulée par un député de la France insoumise. Il a dénoncé cette initiative comme étant insupportable, rappelant que certains députés considèrent à tort que chaque intervention policière est une violence.

Free-party dans le Cher

Une rave-party illégale a eu lieu dans le Cher, près de Bourges, jusqu’au mardi soir, rassemblant jusqu’à 20 000 participants. Laurent Nuñez a expliqué que ces rassemblements musicaux clandestins sont difficiles à déloger une fois installés.

Il a précisé que des contrôles systématiques ont été effectués en sortie, avec verbalisation et saisie du matériel. Il a aussi insisté sur la nécessité d’adapter la législation pour rendre ces infractions plus dissuasives, notamment en permettant des gardes à vue et des poursuites contre les participants.

Le ministre porte un projet de loi, appelé « riposte », destiné à lutter contre les rave-partys, les rodéos urbains et les tirs de mortiers d’artifice.

Relations diplomatiques avec l’Algérie

Après sa visite en Algérie en février, Laurent Nuñez a défendu la nécessité de maintenir des relations diplomatiques avec ce pays. Il a expliqué que cette démarche permet de traiter des questions de sécurité et de migration.

Il a précisé que le nombre de laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie à la France a considérablement augmenté depuis son déplacement, passant de zéro à plus de 120. Depuis, plus de 140 reconduites à la frontière ont été effectuées cette année.

Le ministre a affirmé que la situation peut encore s’améliorer, tout en soulignant que la France doit entretenir un dialogue exigeant avec l’Algérie, sans tomber dans la soumission.

Les soirées du Canon Français

Le Canon Français, organisateur de grands banquets mettant à l’honneur les produits du terroir, est au cœur d’une controverse après un événement à Caen le 18 avril. La maire de cette ville a dénoncé des comportements inacceptables et intolérables.

La maire de Quimper a demandé l’interdiction du prochain dîner prévu dans sa ville, évoquant des propos et gestes racistes rapportés après l’événement à Caen. Elle souhaite vérifier ces accusations avant d’agir.

Le ministre de l’Intérieur a déclaré qu’il n’y a pour le moment aucune raison juridique d’interdire ces événements, tout en restant vigilant face à ces incidents.

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