PARTAGER

Une hausse des profits qui inquiète le gouvernement

Face à la forte augmentation des profits de TotalEnergies, le gouvernement souhaite intervenir. Il demande à la société de redistribuer une partie de ses bénéfices. La situation est d’autant plus sensible que ces profits ont été réalisés dans un contexte de prix du carburant très élevé.

Une crise causée par des tensions internationales

Le prix du carburant reste élevé, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient. La guerre et le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran perturbent la circulation des navires et impactent la production mondiale de pétrole, dont 20 % transite par cette route. Résultat : les prix à la pompe ont fortement augmenté ces dernières semaines.

Pour aider les automobilistes, TotalEnergies a décidé de plafonner le prix de l’essence et du diesel jusqu’à la fin avril. Cependant, cette mesure a été perçue comme une décision stratégique, voire commerciale.

Une pression du gouvernement sur TotalEnergies

Le gouvernement accuse TotalEnergies d’avoir acheté du pétrole avant la crise, pour le revendre à bas prix et ainsi attirer davantage de clients dans ses stations-service. Cette stratégie aurait permis à l’entreprise de réaliser des bénéfices importants, ce qui ne plaît pas à l’État.

Le 29 avril, le premier ministre Sébastien Lecornu a pris la parole devant le Sénat pour demander au groupe pétrolier de faire un geste. Il souhaite que les profits exceptionnels de TotalEnergies soient en partie redistribués.

Des résultats financiers records

Le groupe a publié des résultats financiers impressionnants : un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars, soit environ 4,96 milliards d’euros, en hausse de 51 % sur un an. Cette performance a été alimentée par la hausse des prix du pétrole et du gaz sur les marchés internationaux. La situation ne satisfait pas pour autant le gouvernement.

Une volonté de redistribution des profits

Le gouvernement souhaite que TotalEnergies participe à la redistribution de ses profits. Sébastien Lecornu insiste sur la nécessité pour le groupe de prendre des mesures concrètes pour partager ses gains exceptionnels. La stratégie pourrait prendre la forme d’une redistribution volontaire, plutôt que d’une taxation directe.

De son côté, le groupe affirme déjà participer à cet effort, notamment à travers le plafonnement des prix des carburants mis en place depuis février 2023. Selon lui, cette politique n’a pas été dictée par la pression politique, mais s’inscrit dans une démarche volontaire pour soutenir les automobilistes en difficulté.

Une nouvelle mesure pour apaiser la crise

Pour calmer la grogne des conducteurs, le gouvernement a annoncé que chaque euro de surplus de fiscalité sera désormais affecté à des mécanismes d’aides directes. Malgré cela, la hausse des prix des carburants reste préoccupante, d’autant que les taxes représentent 60 % du prix à la pompe.

LAISSER UN COMMENTAIRE