Teddy Riner répond aux critiques suite à ses opinions politiques
Le mardi 22 septembre 2026, Teddy Riner s’est exprimé dans l’émission C à vous, revenant sur la polémique née après une interview dans Stade 2. Lors de cette interview, le judoka avait exprimé ses inquiétudes concernant la situation en France, notamment la montée de l’extrême droite. Ces propos lui ont valu de nombreuses critiques, ainsi que des messages haineux et racistes. Son club, le PSG, lui a apporté un soutien public.
Sur le plateau, Anne-Élisabeth Lemoine a d’abord discuté avec Grand Corps Malade, invité à parler de son engagement contre le racisme. Lorsque la présentatrice a interrogé Teddy Riner sur l’impact de ses prises de parole, le champion a répondu clairement. Pour lui, il ne s’agissait pas de donner une consigne de vote, mais d’exprimer une inquiétude en tant que citoyen et père de famille.
Les messages haineux reçus par Teddy Riner
Il a commencé par préciser : « Déjà, on va appeler un chat, un chat ». Il a ensuite évoqué les messages racistes qu’il a reçus après son passage dans Stade 2. « J’ai parlé d’une angoisse, je ne pense pas avoir soutenu un parti. Mais lorsqu’on voit les réponses ou les messages qui ont été postés, cela révèle la nature de certains partis », a-t-il expliqué.
Ses propos initiaux avaient été critiqués par Pascal Praud, qui les avait qualifiés de « convenus, attendus, vides d’arguments ». Teddy Riner lui a répondu en rappelant que « le droit de s’exprimer appartient à chaque citoyen ».
Une réflexion sur sa vie personnelle
Sur France 5, le judoka a surtout mis l’accent sur sa vie de famille. « Je suis un père de deux enfants, qui s’inquiète pour leur avenir. Je vois une France différente de celle que j’ai connue. Autrefois, nous étions unis dans la difficulté. Aujourd’hui, on cherche à nous diviser, à créer un climat instable que je ne reconnais pas. »
Il a aussi précisé qu’il continuerait à s’exprimer dès qu’il sentirait qu’une « ligne rouge » est franchie.
Son engagement dans le débat public
Teddy Riner a affirmé qu’il n’entendait pas rester silencieux face aux propos racistes ou aux dépassements. « Oui, dès qu’il y aura une limite franchie, je prendrai la parole. Cette année est importante. Comme le disait Grand Corps Malade, nous avons déjà dépassé certaines limites. Si l’on ne réagit pas, que laisserons-nous à nos enfants ? Je souhaite une France où le vivre-ensemble prévaut. »
Pour ceux qui lui reprochent de parler de politique, il a lancé un avertissement clair : « Je suis avant tout un citoyen et j’ai mon mot à dire. Si cela dérange, qu’on me le dise. Mais il y a des avocats pour défendre contre le racisme. »
Une semaine plus tôt, il avait déjà souligné que la politique concerne tous les citoyens et qu’il n’excluait pas de s’engager publiquement à l’avenir.














