Ségolène Royal réagit après sa défaite à la primaire de gauche
Après avoir été éliminée dès le premier tour de la primaire social-démocrate, Ségolène Royal a exprimé ses préoccupations concernant l’avenir de la gauche. Elle a adressé un message clair à Raphaël Glucksmann, le vainqueur de la compétition, en indiquant qu’elle soutiendra l’unité si celle-ci reste fidèle à ses valeurs.
Une position ferme face au risque de dérive
Malgré sa défaite, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle a précisé qu’elle n’accompagnerait pas un mouvement qui s’éloignerait de ses principes. Sur le réseau social X, elle a insisté : « Si ça dérive vers le macronisme qui a mis la France en faillite financière, et qui a gouverné par la peur et la brutalité, ce sera sans moi. »
Elle a également évoqué ses motivations lors de cette campagne, notamment la question du coût du scrutin, qui a dissuadé certains électeurs, notamment les jeunes et les catégories populaires. Elle a regretté que le prix élevé de 15 euros ait empêché de nombreux soutiens potentiels de voter.
Je voudrais vous dire à tous ceux et celles qui m’ont soutenue et encouragée, et qui m’envoyez tant de messages que je suis aussi déçue que vous après cette campagne claire et courageuse avec les débats que vous avez aimés. Vous me demandez si les 80.000 nouveaux inscrits sont de gauche puisque c’est une primaire de gauche ? Je ne le sais pas plus que vous. Vous me dites aussi que beaucoup de gens n’ont pas voté à cause du prix ? Ça c’est vrai. J’avais demandé que ce soit 4 euros. Je sais que j’ai perdu beaucoup de voix à cause du prix à 15 euros : vous me l’avez souvent dit, notamment les jeunes, encore récemment devant les lycées, et les catégories populaires : «pourquoi c’est cher, on n’aurait bien voulu voter pour vous en famille car au moins on comprend que vous, vous nous voulez du bien, mais on ne peut pas c’est trop cher» J’en suis désolée croyez-le. S’il y a l’union à gauche, j’y aiderais comme promis. Si ça dérive vers le macronisme qui a mis la France en faillite financière, et qui a gouverné par la peur et la brutalité , ce sera sans moi #2027Elections
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) October 12, 2026
Une critique persistante du candidat gagnant
Ce message témoigne de la continuité du discours de Ségolène Royal, qui tout au long de la campagne avait mis en garde contre une possible orientation vers le centrisme. Elle craignait notamment que Raphaël Glucksmann ne se rapproche du « bloc central » en raison de ses critiques envers La France insoumise.
Une condition pour soutenir la gauche unie
Fidèle à sa position en faveur d’une union de la gauche, elle a précisé que son soutien dépendrait de la capacité du futur vainqueur de la primaire à garder cette ligne. Son objectif reste de défendre une ligne claire, loin du « macronisme » qu’elle considère comme ayant mis la pays en difficulté.














