Les accusations de Sébastien Lecornu envers les écologistes
Lors de la séance de questions au gouvernement organisée ce mardi 21 juillet, Sébastien Lecornu a vivement critiqué les écologistes. Il leur a reproché d’utiliser des « mensonges » pour alimenter la peur et la colère autour de la loi d’urgence agricole.
Le Premier ministre a qualifié leur posture de « purement politicienne » et a accusé certains membres des écologistes d’entretenir la tension à des fins électoralistes.
Contexte de la polémique
Ce débat intervient dans un contexte tendu à l’Assemblée nationale. La veille, une loi d’urgence agricole a été adoptée dans la nuit. Elle prévoit notamment la réintroduction dérogatoire de deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne.
Les opposants dénoncent cette mesure, qui divise fortement le monde agricole et les écologistes.
Les accusations contre les écologistes
Sébastien Lecornu a affirmé que les écologistes diffusent « la colère avec duplicité ». Selon lui, ils sont « prêts à dire n’importe quoi pour faire peur, pour entretenir la colère », en lien avec leurs alliances avec La France insoumise.
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme des manipulations visant à déformer la réalité.
Les échanges avec Cyrielle Chatelain
Quelques minutes avant ces accusations, Cyrielle Chatelain, députée écologiste, lui a reproché de ne pas avoir permis l’examen d’un amendement visant à supprimer la mesure controversée. Elle a aussi évoqué un décret du 8 juillet 2025, qui aurait mis l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sous tutelle, permettant au ministère de l’Agriculture de décider en priorité sur certains dossiers.
Pourquoi semez-vous le trouble sur la confiance vis-à-vis de l’Anses? Pourquoi dire que l’Anses est sous contrôle alors que la loi votée cette nuit dit précisément que seule l’Anses peut autoriser la dérogation?
Sébastien Lecornu a répondu à ces accusations en soulignant qu’il s’agit d’un « ironie du sort » de voir une députée écologiste, qui a souvent besoin de la science pour lutter contre le changement climatique, aujourd’hui accusée de calomnie et de manipulation.
Le point sur la loi d’urgence agricole
Le Premier ministre a rappelé que le principe de la loi est l’interdiction des deux pesticides, avec une dérogation très ciblée. Il a insisté sur le fait qu’il ne faut pas « raconter n’importe quoi » à ce sujet.
Le gouvernement assure que cette mesure ne constitue pas une réintroduction automatique des pesticides, mais une dérogation qui sera examinée par l’Anses.
Les pesticides en question, l’acétamipride et le flupyradifurone, avaient été interdits en France l’année précédente. Leur usage pourrait néanmoins être autorisé dans certains filières agricoles en difficulté, sous conditions strictes et dérogatoires.














