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Près d’une semaine après la découverte du corps de Lyhanna, une fillette de 11 ans, les responsables politiques dénoncent des « dysfonctionnements graves » dans l’institution judiciaire. Pour apaiser la colère, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a proposé plusieurs mesures qui pourraient être intégrées dans un futur projet de loi sur la protection des enfants.

Les faits essentiels

  • Le corps de Lyhanna a été retrouvé le 4 juin dans un silo agricole à Puycasquier (Gers), après six jours de recherches.
  • Suite à une réunion de crise, le gouvernement a présenté plusieurs propositions pour renforcer la protection des mineurs.
  • Le directeur général de la gendarmerie nationale a reconnu qu’il y avait eu « un échec » de la part de son institution.
  • Devant le Sénat, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a exprimé sa « colère froide » en soulignant que Jérôme Barella aurait dû être placé en garde à vue, étant donné les « preuves » de culpabilité contre lui.

Les révélations sur Jérôme Barella

BFMTV a pu consulter deux plaintes déposées par Audrey, la mère de Rosa, une jeune fille qui accuse Jérôme Barella de viols depuis août 2025, alors qu’elle avait 12 ans. Rosa raconte que l’homme l’aurait mise sur son lit, déshabillée, et aurait tenté de la violer, ce qui lui aurait causé beaucoup de douleur. La jeune fille, qui est amie avec les filles de Barella, échange avec lui sur WhatsApp, reçoit des cadeaux et l’appelle « mon cœur ». Des examens médicaux ont confirmé des actes de pénétration et de fellation.

Les propositions pour renforcer la répression

Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité, a exprimé son soutien à une peine de réclusion à perpétuité pour les viols sur mineurs. Elle souhaite également élargir le volume et la gravité des peines pour les viols commis sur des adultes. Elle estime qu’il est nécessaire que la société puisse garantir une punition plus sévère pour ceux qui touchent à la vie des enfants.

Les dysfonctionnements de la gendarmerie reconnus

Le général Hubert Bonneau, chef de la gendarmerie nationale, a reconnu un « échec » de son institution dans cette affaire. Lors d’une intervention au JT de TF1, il a expliqué que plusieurs signalements et plaintes concernant Jérôme Barella n’ont pas permis d’agir efficacement. Il a déclaré que c’était une situation « délicate et sensible » et que la gendarmerie la vit comme un véritable échec.

Les responsables politiques réagissent

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé sa colère face aux « dysfonctionnements graves » dans la gestion de l’affaire. Il a notamment dénoncé des actes d’enquête qui ne correspondaient pas à la gravité du crime et a affirmé que Jérôme Barella aurait dû être placé en garde à vue.

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