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Bruno Retailleau : la fin du « macronisme » à l’horizon 2027

Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, a affirmé ce mercredi 17 juin qu’il n’y aurait pas de troisième mandat du macronisme. Selon lui, ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal ne seront élus en 2027. Il qualifie cette période de « saison 3 du macronisme », même par procuration, comme étant impossible.

Lors d’une rencontre avec la presse, avant son premier grand meeting de campagne prévu samedi à Paris, Retailleau a insisté : « Une saison 3 du macronisme, même par procuration, ce n’est pas possible ».

L’ancien ministre de l’Intérieur pense que les Français souhaitent tourner la page des deux quinquennats d’Emmanuel Macron. Il est convaincu que ni Édouard Philippe ni Gabriel Attal ne réussiront à s’imposer comme candidats en 2027.

« Aucun des candidats premiers ministres du bloc central ne sera le prochain président de la République. Aucun des deux », a-t-il déclaré. Il prévoit que leurs courbes de popularité vont « se croiser à l’automne », même si aujourd’hui ils stagnent autour de 9 % dans les intentions de vote.

Pour illustrer la compétition entre ces deux figures, Retailleau compare leur avenir à une « meule avec ses deux pierres qui tournent », estimant que « tous les deux vont s’effriter » et qu’aucun ne dominera.

Une ambition pour « régler la France »

Lors de son meeting prévu samedi au Parc floral de Paris, où il espère accueillir plus de 4 000 personnes, Retailleau souhaite « rassembler les Français » et donner une image d’unité au sein de son parti.

Plusieurs personnalités sont attendues en première ligne : le président du Sénat Gérard Larcher, le maire de Troyes François Baroin, la présidente d’Île-de-France Valérie Pécresse, ainsi que l’ancien Premier ministre Michel Barnier.

En revanche, Laurent Wauquiez, leader des députés LR, et Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, ont déjà indiqué qu’ils ne seront pas présents. De plus, la présence des six ministres LR, suspendus du parti, aurait pu compliquer le message de rupture avec le macronisme.

Dans son discours, Retailleau souhaite « élargir son socle » en promettant de « mettre la France à l’endroit ». Il envisage notamment de lancer plusieurs référendums dans les premiers mois de son quinquennat, notamment sur des questions d’immigration et de sécurité. Deux autres référendums sont également prévus, portant sur l’immigration et la politique pénale.

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