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Renvoi du procès de Sébastien Delogu, député insoumis de Marseille

Le procès de Sébastien Delogu, député de La France Insoumise dans les Bouches-du-Rhône, a été reporté au 21 octobre. Il devait initialement se tenir le mardi 9 juin, mais cette audience a été renvoyée à la demande de l’élu.

Ce dernier est poursuivi pour avoir publié sur les réseaux sociaux des documents personnels d’un entrepreneur. Il lui reproche notamment ses liens avec Israël. Sébastien Delogu, âgé de 39 ans, n’a pas assisté à l’audience au tribunal correctionnel de Marseille.

Le tribunal a considéré que le retard dans l’envoi des convocations, qui n’ont été envoyées qu’en mai, justifiait le report. Il a aussi estimé que l’absence de l’élu n’était pas une manoeuvre pour retarder la procédure.

Les arguments de la défense

Me Yones Taguelmint, avocat de Sébastien Delogu, a expliqué que le retard était dû à plusieurs procédures en cours concernant son client, depuis la réception de la convocation en mai. Il a aussi souligné qu’il n’y avait pas de manœuvre dans cette demande de report.

Par ailleurs, l’avocat a précisé que Sébastien Delogu souhaitait assister à son procès. Il a ajouté que l’élu aurait pu invoquer l’immunité parlementaire, mais qu’il n’en avait pas fait usage.

Ce député, connu pour ses positions ouvertement pro-palestiniennes, s’est déjà fait remarquer en brandissant un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale. Il a également été condamné pour violences aggravées lors d’un incident en 2023 à Marseille.

Les risques encourus

Le dossier qui sera jugé en octobre est sérieux. Sébastien Delogu risque jusqu’à cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende. Il pourrait aussi être déclaré inéligible.

Il est poursuivi pour recel de biens issus d’un vol, divulgation d’informations personnelles, atteinte à la vie privée, et atteinte au secret des correspondances. L’affaire concerne notamment la diffusion de documents volés à un homme politique local, Isidore Aragones.

Les faits à l’origine de l’affaire

Les faits remontent au 19 septembre 2024, lors d’un conflit social dans une société de nettoyage à Marseille. Des employés de Laser Propreté, en grève, ont envahi le bureau du dirigeant, Isidore Aragones, ancien président du Crif Marseille.

Les manifestants se plaignaient de ne pas percevoir l’intégralité de leurs salaires. Lors de cette altercation, des documents privés, notamment le passeport d’Aragones et d’autres papiers personnels, ont été volés.

Cinq jours plus tard, Sébastien Delogu, qui soutenait les grévistes, a publié sur Instagram une grande partie des documents volés. Il a alors évoqué ses liens avec Israël et ses projets financiers personnels.

Les déclarations et les enjeux

Sur les réseaux sociaux, le député a ironisé sur les voyages d’Aragones au Brésil et en Israël, ainsi que sur ses travaux dans une résidence secondaire. Il a aussi évoqué le soutien de l’ancien avocat à l’armée israélienne.

Isidore Aragones, contacté par l’AFP, souhaite que justice soit rendue. Il confie vivre dans la peur, après avoir reçu des coups de fil malveillants et des menaces depuis cet incident.

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