Le Rassemblement national prône une diplomatie ferme face à l’Algérie
Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se rend en Algérie ce lundi 18 mai, le Rassemblement national (RN) a appelé dimanche soir à adopter une politique de « fermeté » plutôt que de « courbette » face au gouvernement algérien.
Une demande de changement de stratégie diplomatique
Le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, a insisté sur la nécessité de modifier la méthode utilisée avec l’Algérie. Il a exprimé son point de vue lors d’émissions telles que France Inter, France Info et Le Monde, en dénonçant ce qu’il qualifie d’« aplaventrisme ».
Si le prix de nos relations avec l’Algérie est l’acceptation du chantage et des prises d’otages, alors la France ne cédera pas. L’aplaventrisme de notre gouvernement a assez duré. Il faut être intransigeant avec l’Algérie. #QuestionsPolpic.twitter.com/RI9FBevdTH
— Laurent Jacobelli (@ljacobelli) May 17, 2026
Il a également déclaré : « Rien n’a été fait. Arrêtons la diplomatie de la courbette, essayons la diplomatie de la fermeté. »
Une critique du comportement des autorités françaises
Selon lui, la politique actuelle consiste à faire preuve de soumission. Il déplore que, depuis plusieurs années, la France « met un genou à terre » face à Alger, alors que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, aurait des propos encore plus durs à l’égard de la France à chaque rencontre.
Laurent Jacobelli estime que si les ministres français parviennent à obtenir certains résultats, comme la reprise des délinquants ou la fin des insultes, cela pourrait faire avancer les relations. Mais il refuse toute concession face à des exigences qu’il considère comme du chantage.
Le cas de Christophe Gleizes au centre des discussions
Le député RN Sébastien Chenu a quant à lui insisté sur l’importance d’obtenir des résultats concrets. Il a cité la libération du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, ainsi que la reprise par Alger de ses ressortissants « délinquants » qui ont été sanctionnés en France.
Le sort de Christophe Gleizes sera d’ailleurs au cœur de la visite express de Gérald Darmanin en Algérie. Son objectif est de « rétablir les relations judiciaires » entre les deux pays, après une période de détente amorcée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, puis par la récente visite de la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo.














