Le maire de Besançon renonce à faire effacer la fresque en hommage à Lyhanna
Trois jours après avoir annoncé son intention de supprimer une fresque en hommage à Lyhanna, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, a finalement décidé ce jeudi 18 juin de la conserver. La fresque, réalisée par l’artiste Nacle, représente la Justice, enceinte et les yeux bandés, tenant un bébé dans ses bras.
Ce changement de position a été annoncé dans une vidéo publiée sur Facebook, accompagnée d’un message dans lequel le maire s’engage à « assurer la pérennité de l’œuvre grâce à une convention d’entretien avec l’artiste ». Il estime que le message véhiculé par la fresque est fort et que son aspect artistique est évident.
Une fresque qui a suscité l’intérêt et des réactions
Peinte sur le mur de la passerelle piétonne du Boulevard Diderot, dans le centre-ville de Besançon, la fresque a attiré de nombreux passants. La représentation réaliste montre une femme enceinte, symbole de la Justice, avec une petite fille à ses côtés. Certains passants ont déposé des fleurs au pied du mur, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
Les raisons du changement de décision du maire
Initialement, Ludovic Fagaut voulait faire effacer la fresque parce qu’elle avait été peinte sans autorisation préalable de la municipalité. Dans son communiqué, il a indiqué vouloir désormais s’impliquer dans la question des « arts graphiques » à Besançon.
Le maire a reconnu qu’il existe un manque de lieux autorisés pour l’expression artistique urbaine dans la ville. Il a annoncé son intention d’ouvrir davantage d’espaces dédiés aux arts urbains, notamment en développant des murs d’expression libre. Il souhaite aussi mettre en place un projet pédagogique impliquant l’artiste, les écoles et les habitants autour de cette fresque.
Le positionnement de l’artiste Nacle
De son côté, Nacle, l’artiste à l’origine de la fresque, préfère ne pas réagir publiquement à l’annonce du maire. Il souhaite prendre du recul après une période particulièrement intense. Au début de la semaine, il expliquait vouloir interpeller le public et susciter une réaction émotionnelle à travers son œuvre.














