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Karim Bouamrane s’en prend violemment à Éric Coquerel

Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, ne cache plus ses ambitions pour une candidature à l’élection présidentielle. Il a annoncé sa volonté de concourir lors de l’été 2026. Cependant, un incident lors d’un meeting a terni cette image d’homme rassembleur qu’il cherche à projeter.

Le samedi 24 mai 2025, lors d’une réunion publique en soutien à Nicolas Mayer-Rossignol, candidat à la tête du Parti socialiste, Bouamrane a adopté un ton dur. La réunion rassemblait des militants favorables à une ligne indépendante de La France insoumise. À ce moment, il a prononcé une phrase qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

Il a dit : « J’ai dit à Éric Coquerel, si tu viens nous emmerder, de un, on va te défoncer et ensuite on gagnera. Parce qu’on se fait respecter nous. Le PS est un parti qui se fait respecter ! »

Une déclaration qui fait polémique

Les propos, filmés puis relayés par le journaliste Hugo Couturier, ont immédiatement provoqué une vive controverse. Ils s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions au sein de la gauche. La position du camp de Nicolas Mayer-Rossignol est claire : ils défendent une ligne socialiste affirmée et refusent toute alliance avec La France insoumise pour les prochaines élections locales.

Cette position contraste avec celle d’Olivier Faure, qui est plus favorable à des rapprochements avec d’autres partenaires de la gauche, notamment ceux du Nouveau Front populaire.

De son côté, Éric Coquerel n’a pas tardé à réagir. Interrogé par Le Parisien, il a dénoncé des propos « violents, brutaux, menaçants ». Il a ajouté : « Un maire qui menace un député, ce n’est pas anodin. »

Le député LFI attend des excuses

Éric Coquerel a également critiqué l’attitude de Bouamrane, évoquant une conduite qui lui fait penser davantage à Donald Trump qu’à Barack Obama, en référence à un surnom qui lui est parfois donné, celui d’« Obama de la Seine ». Le député de La France insoumise précise qu’il attend toujours des excuses, mais cela ne semble pas imminent.

Pour sa part, l’entourage de Karim Bouamrane a rapidement tenté de calmer la polémique. Selon eux, il s’agissait d’une métaphore politique, évoquant une bataille électorale, et non d’une menace personnelle. Ils dénoncent également une décontextualisation volontaire visant à alimenter la controverse.

Ce débat illustre cependant les divisions qui traversent aujourd’hui la gauche française.

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