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Le Conseil supérieur de la magistrature déplore les critiques et l’instrumentalisation

Alors que la magistrature est sous le feu des critiques concernant sa gestion de l’affaire Lyhanna, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a exprimé son mécontentement mardi 9 juin. Il déplore le « discrédit jeté sur des milliers de magistrats, qui travaillent sans relâche dans un contexte difficile ».

Dans un communiqué, le CSM souligne qu’il regrette « l’instrumentalisation de cette affaire par ceux qui rendent d’avance les magistrats responsables de ce drame et qui dénoncent leur irresponsabilité ». Il rappelle également que, malgré des efforts récents, la justice souffre d’un budget insuffisant face à l’augmentation constante de ses missions et des urgences qu’elle doit gérer.

Le Conseil insiste sur la composition de ses formations disciplinaires, qui sont notamment faites pour moitié de personnalités issues de la société civile. Ces formations prononcent chaque année de nombreuses sanctions, dont une part importante concerne l’exclusion de magistrats.

Les menaces contre les magistrats, inacceptables dans une démocratie

Le CSM appelle à une réflexion collective sur les circonstances ayant conduit à la mort de Lyhanna, tout en restant prudent quant à l’attribution de responsabilités, qu’elles soient institutionnelles ou individuelles.

L’institution condamne également fermement les menaces proférées à l’encontre de magistrats désignés. Elle insiste sur le fait que de tels comportements n’ont pas leur place dans une démocratie. La procureure de la République d’Auch, par exemple, a été la cible de menaces de mort sur les réseaux sociaux.

Le parquet d’Auch était en charge d’une plainte pour viols sur mineure déposée en août 2025 contre Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna. Cependant, il n’a jamais été entendu dans le cadre de cette procédure.

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