PARTAGER

Un projet ambitieux pour transformer les transports en Île-de-France

Île-de-France Mobilités a présenté, ce jeudi 10 septembre, un projet de déploiement de transports collectifs autonomes dans la région. La présidente de l’organisme, Valérie Pécresse, a exposé ses ambitions pour faire de cette région un leader mondial dans ce domaine.

Une initiative pour le futur

Ce projet, financé à plusieurs dizaines de millions d’euros, pourrait débuter dès 2028. Lors d’une conférence à Saint-Ouen, Valérie Pécresse a indiqué que, bien que le service de transport autonome progresse rapidement aux États-Unis et en Chine, aucun véhicule de série pour des navettes collectives existe encore en France.

La présidente souhaite que Paris et sa périphérie deviennent des acteurs majeurs sur ce marché en pleine construction. Elle évoque la volonté de faire de la région une référence mondiale en matière de transport collectif autonome, tout en insistant sur l’enjeu de mobilité durable.

Un déploiement prévu à horizon 2030

Le calendrier prévoit un lancement progressif. En 2027, une mise en concurrence sera organisée pour choisir les fabricants. Dès 2028, un premier réseau de véhicules autonomes à la demande, avec une vingtaine de véhicules, sera mis en service.

En 2029, la flotte pourrait dépasser la vingtaine de véhicules, et d’ici 2030, la région espère atteindre 100 véhicules et étendre leur zone d’usage. Ce déploiement nécessite un choix technologique précis, notamment en ce qui concerne le logiciel de conduite autonome.

Valérie Pécresse insiste sur la nécessité de sélectionner une solution logicielle européenne, avec la création d’un centre de supervision. La gestion de la course, via des services en ligne tels que la réservation ou l’optimisation, pourra impliquer plusieurs acteurs différents.

Une ouverture aux acteurs internationaux et français

La mise en œuvre du projet dépendra des réponses des constructeurs. La présidente évoque la possibilité pour des entreprises comme Volkswagen, déjà impliquée à Hambourg, ou Renault, de participer à cette aventure. Elle ne ferme pas la porte à des acteurs chinois, malgré les réserves liées à la collecte de données et aux enjeux de sécurité.

Valérie Pécresse souligne également que toutes les zones ne seront pas forcément compatibles avec la conduite autonome, notamment celles où la présence humaine rassurante reste nécessaire, en particulier durant certaines heures ou dans des zones sensibles.

Une solution pour désengorger la région et améliorer la mobilité

Selon elle, ces véhicules autonomes pourraient contribuer à réduire la congestion du trafic en Île-de-France. La sécurité étant une priorité, elle insiste sur le fait que ces transports sont modernes et plus sûrs que la conduite humaine. Ils évitent les risques liés à la fatigue, à l’alcool ou aux excès de vitesse.

Enfin, cette innovation vise aussi à desservir des zones moins fréquentées, souvent oubliées, où l’offre de transport traditionnel est limitée. Ces navettes pourraient ainsi faciliter les déplacements pour des usagers ayant des besoins spécifiques ou résidant dans des quartiers peu desservis par le réseau classique.

LAISSER UN COMMENTAIRE