À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la Police nationale a rappelé que près de 4 900 infractions à caractère homophobe ou transphobe ont été enregistrées en France en 2025. Ce chiffre marque une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente.
Ces infractions comprennent environ 3 200 crimes ou délits, ainsi que 1 800 contraventions. Cependant, ces chiffres ne reflètent pas la réalité complète, car la majorité des victimes ne déposent pas toujours plainte. Selon une enquête menée par le ministère de l’Intérieur, seulement 3 % des victimes signalent ces faits.
Une journée symbolique
Le 17 mai est une date symbolique, célébrée dans plus de 60 pays. Elle commémore le jour où, en 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des troubles du comportement.
Pour cette occasion, la Police nationale a diffusé une vidéo de sensibilisation sur les réseaux sociaux, rappelant les chiffres et l’importance de la lutte contre ces violences.
Des difficultés dans l’identification des motifs
Les agressions homophobes ou transphobes ne sont pas toujours faciles à caractériser, notamment lorsque d’autres motifs, comme le vol, sont présents. Le chef de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine explique qu’il est souvent difficile de prouver le mobile homosexuel sans une enquête approfondie.
Les actions des forces de l’ordre
La Police nationale assure que ses enquêteurs sont pleinement mobilisés pour identifier et interpeller les auteurs de ces infractions. Elle rappelle aussi qu’un référent « aide aux victimes » est présent dans chaque circonscription et qu’une plateforme dédiée permet aux victimes de dialoguer avec un agent formé, à toute heure.














