Gérard Larcher en campagne pour l’union de la droite et du centre
Le président du Sénat, Gérard Larcher, est en déplacement dans plusieurs départements pour soutenir la campagne des élections sénatoriales qui auront lieu ce dimanche 27 septembre. Son objectif : promouvoir l’union entre la droite et le centre afin de renforcer leur majorité à la chambre haute.
Agé de 77 ans, Gérard Larcher multiplie ces derniers jours ses visites dans des départements comme l’Aisne, le Vaucluse, le Calvados, le Var ou encore la Vienne. Il espère ainsi consolider la majorité de la droite et du centre au Sénat, tout en préparant la route pour 2027.
Installé à la tête du Sénat depuis 15 ans, il a peaufiné son discours pour encourager le rôle « stabilisateur » du Sénat, face à un contexte politique parfois instable. Il met également en avant l’importance de l’alliance entre la droite et le centre, qui constitue la majorité dans l’hémicycle.
Lors d’un entretien avec le journal régional L’Union, il expliquait vouloir que la majorité sénatoriale soit « confortée, renforcée et élargie ».
Lutte contre l’arrivée possible du Rassemblement national
Gérard Larcher, sénateur des Yvelines dont le mandat court jusqu’en 2029, se dit confiant quant à sa réélection à la présidence du Sénat, prévue le 1er octobre. Il mise notamment sur l’union des sénateurs du « socle commun » pour continuer à diriger la chambre.
Mais il se prépare aussi à une enjeu plus large : éviter l’émergence d’un groupe Rassemblement national au Sénat, ce qui serait une première historique. Il souhaite aussi prévenir un scénario où, en 2027, le second tour de la présidentielle opposerait le RN à La France insoumise, un duel qu’il considère comme « mortifère » pour la France.
Pour cela, Gérard Larcher a évoqué la possibilité de prendre ses responsabilités, notamment en appelant à une primaire. Cependant, il a précisé qu’il n’agirait pas avant le début de l’année prochaine.
« Il ne prendra aucune initiative avant le début d’année prochaine », indique son entourage.
Il continue aussi de soutenir publiquement Bruno Retailleau, candidat LR à la présidence du Sénat. Leur relation de confiance remonte à plusieurs années, lorsqu’ils travaillaient ensemble au Sénat, notamment lorsque Retailleau dirigeait le groupe LR.
Malgré cela, la campagne sénatoriale pourrait fragiliser la majorité de la droite au Sénat, car plusieurs sièges LR sont menacés par le RN et ses alliés. La question demeure : Gérard Larcher pourra-t-il maintenir cette ligne jusqu’au bout ?
Quelle position pour la présidentielle ?
Selon certains observateurs, Gérard Larcher reste très attentif aux résultats des sénatoriales. Il observe aussi la situation de Bruno Retailleau, dont la candidature semble rencontrer des difficultés. Tous s’attendent à ce qu’il prenne une position forte dans les semaines à venir.
Il pourrait jouer un rôle clé pour rassembler les différents acteurs du centre et de la droite, notamment pour préparer les alliances en vue des municipales.
Certains évoquent une possible alliance avec Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, tandis que d’autres imaginent qu’il pourrait rapidement soutenir Édouard Philippe, actuellement en tête dans les sondages.
Un proche de Gérard Larcher a indiqué que, après les sénatoriales, il pourrait encourager Retailleau à se retirer en faveur d’Édouard Philippe. Cette position a été critiquée par certains responsables, comme Éric Ciotti, qui considère que cela pourrait favoriser le maintien de certains hommes politiques au pouvoir, malgré leurs échecs passés.
Un conseiller de Gabriel Attal, ministre des Relations avec le Parlement, reste prudent : il souligne que Gérard Larcher connaît bien ses intérêts et ne semble pas prêt à prendre des décisions radicales pour l’instant.














