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Une rentrée axée sur la proximité et le dialogue

Pour sa rentrée politique ce lundi, Gabriel Attal mise sur les antennes locales de son parti dans le cadre de l’opération « 1.000 bistrots ». Contrairement à d’autres formations qui organisent une université d’été, le secrétaire général de Renaissance souhaite adopter une méthode différente pour sa campagne présidentielle. Son objectif est d’aller à la rencontre des Français et d’échanger sur des sujets concrets.

Ce lundi, Gabriel Attal présidera cette opération, en s’appuyant sur les relais locaux de son parti. Il discutera à distance avec les participants de son programme et des préoccupations des citoyens à huit mois de l’élection présidentielle.

Une nouvelle approche pour faire de la politique

Le 3 septembre dernier, lors de la présentation de son équipe de campagne, Gabriel Attal a insisté sur la nécessité d’un « changement de méthode pour faire de la politique ». Il souhaite « dialoguer davantage » avec les Français. Il a aussi souligné avoir constitué un collectif « qui ne ressemble à aucun autre », avec des membres ayant vécu d’autres vies, d’autres métiers, et mené d’autres combats.

Ce type d’approche n’est pas inédit. Déjà, le 26 juin, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe avait organisé une consultation en visioconférence. Il avait échangé avec près de 9.500 personnes réparties dans 953 « salons connectés » à travers la France.

Une campagne en solo, mais des réflexions pour l’unité

Alors que plusieurs personnalités évoquent la nécessité d’organiser une primaire de la droite et du centre pour éviter la division des voix, Gabriel Attal mène sa campagne seul pour l’instant. Il juge cependant qu’un rassemblement serait utile, mais pas suffisant. Il a reconnu que les dynamiques du Rassemblement national et de La France insoumise compliquent la tâche.

Le président de Renaissance a aussi indiqué que son mouvement a déjà réfléchi à des moyens de se démarquer d’Edouard Philippe. Lors d’un point presse, il a plaisanté en disant qu’ils n’allaient pas faire un « chifoumi » pour choisir leur candidat.

Situation et perspectives

Le 9 septembre, un nouveau comité de liaison entre les forces du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, UDI) se réunira pour discuter notamment de la présidentielle et de ses candidats. Selon un sondage OpinionWay publié ce dimanche, Gabriel Attal serait crédité de 13 % des voix si Edouard Philippe ne se présente pas. Cependant, avec la présence de ce dernier, sa cote descendrait à 7 %.

En cas d’accès au second tour, l’ancien Premier ministre perdrait face à Marine Le Pen, avec un score de 45 % contre 55 % pour la candidate du Rassemblement national.

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