François Hollande : « Mon rôle n’est pas d’aller manifester »
L’ancien président socialiste François Hollande a déclaré ce mardi soir sur BFMTV qu’il ne se sent pas concerné par l’appel à manifester contre la hausse du coût de la vie. Il estime que ce n’est pas son rôle d’aller dans la rue pour soutenir ces mouvements sociaux.
Il a précisé : « Mon rôle n’est pas d’aller manifester » face à la flambée des prix, notamment ceux des carburants. Lors de l’émission « Face à BFMTV », il a souligné qu’il faut faire preuve de prudence en matière de météo sociale.
Interrogé sur la possibilité d’un retour du mouvement des « Gilets jaunes », l’ancien président a indiqué que « ce que je ressens, c’est qu’une partie des Français attend l’élection présidentielle ». Selon lui, si rien ne se produit d’ici cette échéance, il pourrait y avoir des mouvements de protestation.
Il a aussi expliqué qu’il n’appellerait pas à descendre dans la rue comme certains candidats à gauche. « Chacun doit être dans son rôle. Mon rôle n’est pas d’aller manifester, ce serait quand même curieux », a-t-il insisté.
Son point de vue sur le rôle des responsables politiques
François Hollande estime que les responsables politiques doivent se concentrer sur la proposition de solutions. « Ce qu’il faut, c’est trouver des réponses. Ce n’est pas de créer des difficultés », a-t-il déclaré. Selon lui, leur rôle est de faire des propositions et d’en débattre au parlement afin de trouver des solutions crédibles.
Il a mis en garde contre deux crises possibles d’ici la présidentielle :
- Une crise sociale, si aucune réponse sérieuse n’est apportée ou si les Français ont le sentiment que rien ne change.
- Une crise financière, en raison de la hausse simultanée des prix des carburants et des taux d’intérêt.
Ce contexte hostile pourrait alimenter des mouvements sociaux si aucune mesure n’est prise pour répondre aux attentes des citoyens, a-t-il laissé entendre.
Des soutiens à la mobilisation sociale
Alors que François Hollande se démarque de toute initiative de manifestation, d’autres figures politiques de gauche ont affiché leur soutien. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a déclaré dimanche qu’il serait prêt à accompagner des manifestants si un mouvement social se développe.
Le coordinateur national de La France Insoumise, Manuel Bompard, a également exprimé son soutien à une mobilisation syndicale prévue le 29 septembre, ainsi qu’à d’autres mouvements susceptibles d’émerger notamment via les réseaux sociaux, comme celui du 17 octobre.
De son côté, le candidat à la présidentielle et chef des communistes, Fabien Roussel, a appelé les Français à descendre dans la rue et à occuper les ronds-points, en référence au mouvement des « Gilets jaunes » de 2018.














