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Les principales propositions de Bruno Retailleau pour améliorer le pouvoir d’achat

Le candidat à l’élection présidentielle pour Les Républicains, Bruno Retailleau, a présenté ce mardi 15 septembre un ensemble de mesures visant à lutter contre la hausse du coût de la vie et à soutenir le pouvoir d’achat des Français. Voici les points clés de ses propositions.

Suppression des certificats d’économie d’énergie (CEE)

Face à la hausse continue des prix de l’essence, notamment depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, Bruno Retailleau propose de supprimer les certificats d’économie d’énergie (CEE). Cette mesure pourrait faire baisser le prix du carburant de 15 à 17 centimes par litre, sans toucher à la TVA.

Investir dans le nucléaire

Pour réduire le coût de l’électricité, le candidat mise sur le nucléaire, qui est la source d’énergie la plus décarbonée. Il souhaite prolonger la durée de vie des centrales existantes et relancer le projet Astrid, arrêté par Emmanuel Macron, afin de sécuriser la production nucléaire et valoriser les déchets nucléaires en tant que futur combustible.

Décorréler le prix de l’énergie de celui du gaz

Bruno Retailleau veut établir une nouvelle tarification de l’énergie, distincte de celle du gaz, notamment du gaz allemand. Il déplore que, dans le système actuel, le prix de l’électricité soit souvent fixé par les centrales à gaz, ce qui entraîne une augmentation des coûts pour les consommateurs, alors que la production nucléaire est moins chère. Il souhaite que les Français paient un prix correspondant à la production nucléaire nationale.

Abrogation de la PPE3

Le candidat souhaite supprimer la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2026-2035 (PPE3). Selon lui, cette loi entraînerait une augmentation supplémentaire des factures d’électricité, en subventionnant une production qui pourrait coûter très cher tout en étant vendue à des prix faibles.

Une réforme pour relancer le logement

Face à une situation « catastrophique » du logement, Bruno Retailleau veut lancer un « choc de production » pour augmenter l’offre. Il dénonce une inflation normative qui alourdit le coût de construction. Il propose de réduire les délais administratifs, de transformer des bureaux en logements, et de lever certains verrous réglementaires pour faire baisser les loyers.

Faciliter l’accès à la propriété

Pour aider les familles à devenir propriétaires, il souhaite réduire les intérêts d’emprunt en les déduisant de l’impôt sur le revenu, selon le nombre d’enfants : 50 % pour un enfant, 75 % pour deux, et 100 % pour trois. Il veut aussi remettre en place le prêt à taux zéro pour les primo-accédants, et augmenter le plafond des dons familiaux exonérés à 150 000 euros avant 30 ans.

Abroger le diagnostic de performance énergétique (DPE)

Pour relancer le marché locatif privé, Bruno Retailleau propose d’abroger le DPE, un diagnostic qui, selon lui, limite l’offre en étant un motif d’exclusion. Il souhaite également supprimer l’encadrement des loyers et instaurer un statut spécifique pour les bailleurs privés.

Une tolérance zéro pour le squat

Le candidat prévoit de renforcer la protection des propriétaires contre le squat. Il propose une procédure d’expulsion administrative en moins de dix jours pour toute occupation illégale, avec une amende si l’État ne respecte pas ces délais. Il envisage également un sursis de trente jours pour permettre la mise en œuvre de l’expulsion.

Favoriser le travail et réduire les aides sociales

Bruno Retailleau souhaite encourager le travail en plafonnant les aides sociales à 70 % du SMIC, en mettant en place un compte social unique et en contrôlant les fraudes. Il propose aussi d’aligner les règles du chômage sur celles de l’Union européenne pour financer une baisse des charges sociales, estimée à 30 milliards d’euros dès 2027.

Récompenser ceux qui travaillent plus

Pour inciter à travailler davantage, il prévoit d’accorder un avantage aux personnes acceptant de dépasser 36 heures par semaine. Selon lui, une demi-heure supplémentaire par jour pourrait représenter jusqu’à 3 500 euros net par an, en annulant les cotisations sociales à partir d’un certain seuil.

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