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Emmanuel Macron appelle à la réouverture du détroit d’Ormuz

Ce lundi 27 avril, lors d’une visite dans l’Ariège, le président de la République, Emmanuel Macron, a évoqué la hausse des prix du carburant. Selon lui, la France se bat pour faire baisser le prix de l’essence, qui augmente depuis le début du conflit au Moyen-Orient. La cause principale serait le blocage du détroit d’Ormuz.

Le chef de l’État a déclaré : « On se bat pour que le prix de l’essence diminue. Il faut qu’on rouvre ce détroit. C’est ça qui nous fout dedans. » Avant d’ajouter, devant des journalistes : « On se bat mais il y en a qui ne nous aident pas ».

Les efforts pour rouvrir la voie maritime

Plus tard, en visite officielle en Andorre, Emmanuel Macron a réaffirmé que « le gouvernement fait le maximum » pour permettre la réouverture du détroit. Il a insisté sur l’importance de traiter le problème à sa racine et a souligné qu’il ne faut pas que la division s’installe à ce moment-là.

Le président a aussi indiqué avoir discuté la veille avec le président américain Donald Trump pour le convaincre de rouvrir le détroit d’Ormuz. Il a aussi mentionné ses échanges avec les autorités iraniennes à l’issue de sa visite.

Le détroit d’Ormuz, une voie stratégique

Ce passage maritime étroit, situé entre l’Iran et Oman, est une voie essentielle pour le transport du pétrole et du gaz. La fermeture du détroit impacte directement l’économie mondiale.

Face à ce blocage qui dure depuis plusieurs semaines, les cours du pétrole ont continué à augmenter ce lundi. Vers 9h40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin s’élevait à 107,97 dollars, en hausse de 2,51 %. Le baril américain de West Texas Intermediate gagnait également 2,17 %, à 96,45 dollars.

Annulation des négociations entre l’Iran et les États-Unis

Cette hausse des prix est aussi liée à l’annulation, ce week-end, de nouveaux pourparlers entre l’Iran et les États-Unis. Le président américain a annulé la visite prévue de Jared Kushner, son gendre, et de l’envoyé spécial Steve Witkoff, au Pakistan.

Le président américain a déclaré : « J’ai dit que nous n’allions plus faire de négociations directes avec l’Iran. S’ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou nous appeler. » De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé les États-Unis d’être responsables de l’échec de ces discussions. Il a indiqué que les approches américaines ont empêché la réussite du précédent cycle de négociations, malgré certains progrès.

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