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Une dette en progression depuis plusieurs décennies

En France, la dette publique a augmenté depuis plus de cinquante ans. Ce phénomène est lié à l’évolution des dépenses publiques, qui ont toujours été un enjeu majeur de la gestion économique et politique du pays.

Les origines de la dette dans les années 1970

Les premiers emprunts importants ont été contractés à la fin des années 1970. À cette époque, la France augmentait ses dépenses publiques pour soutenir son économie face aux chocs pétroliers. En 1981, lors d’une relance économique, la dette représentait environ un quart (25%) du PIB national.

Les dépenses liées aux aides sociales, aux retraites, à la santé et au chômage coûtaient cher à l’État. La conjoncture économique difficile empêchait le pays de rembourser ses emprunts, et la dette continuait de croître. À la fin des années 1980, elle atteignait 35% du PIB.

Une dette qui s’aggrave dans les années 1990

En 1990, la dette publique s’élevait à 35% du PIB. La récession économique de cette période a accentué le problème. La France a dû emprunter davantage pour couvrir ses dépenses, tout en voyant ses recettes fiscales diminuer. La dette a alors augmenté, alimentée par les intérêts à payer.

Les crises économiques de 2008 et 2020

En 2008, la dette française dépassait déjà le seuil de 60% du PIB, qui est la limite fixée par l’Union européenne. Cette année-là, la crise financière mondiale a été la pire depuis 1929. La méfiance entre banques, le gel du marché interbancaire, la chute de la consommation et la hausse du chômage ont provoqué une explosion de la dette, qui est passée de 70% à 85% du PIB en une seule année.

Les années suivantes ont été difficiles, mais la dette était restée en dessous de 100%. Cependant, la pandémie de Covid-19 a tout changé. En 2020, la dette publique a bondi de 95% à 115% du PIB. En 2026, elle est estimée à 116%, faisant de la France l’un des cinq pays les plus endettés au monde.

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