Sécurité électorale : le gouvernement alerte sur les menaces étrangères
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a évoqué ce jeudi 11 juin la possibilité d’ingérences étrangères lors de l’élection présidentielle de 2027. Il a souligné que ces menaces pourraient concerner l’ensemble de la classe politique.
Il a expliqué que, bien que les ingérences lors des élections municipales aient été significatives, leur impact a été limité. Cependant, cela laisse présager des risques plus importants pour la prochaine présidentielle. Le gouvernement souhaite donc renforcer la vigilance face à ces éventualités.
Mesures pour mieux lutter contre les ingérences
Pour protéger le débat démocratique, le Premier ministre a proposé plusieurs mesures. Il souhaite notamment créer « de nouveaux référés » permettant d’engager rapidement la justice en période électorale en cas d’ingérence. Il évoque aussi un durcissement des peines, jugées insuffisantes jusqu’à présent.
Ce projet de loi pourrait être inscrit à l’agenda parlementaire dès l’automne. Deux rapports de Viginum, le service chargé de lutter contre la manipulation en ligne, ont été rendus publics pour soutenir cette démarche.
Les ingérences passées et les risques futurs
Le gouvernement veut faire la lumière sur les ingérences passées, notamment celles visant des candidats de La France insoumise lors des municipales. Parmi ces opérations, une tentative d’influence provenant d’une entreprise israélienne a été évoquée.
Le Premier ministre a également mentionné la possibilité d’un « mercenariat numérique » dans ces campagnes d’ingérence. Il a précisé avoir demandé des explications aux autorités israéliennes, tout en envisageant une aide extérieure pour mieux identifier les responsables.
Une ingérence potentielle liée à des acteurs privés
Sébastien Lecornu a indiqué que l’origine exacte de ces ingérences n’était pas encore connue. Il évoque la possibilité qu’elles proviennent d’un groupe privé opérant depuis Israël. Il a aussi souligné qu’il avait sollicité des éclaircissements auprès des autorités du pays.
Propositions pour renforcer la surveillance
Face à ces risques, la formation de Jean-Luc Mélenchon propose la création d’une « instance de surveillance de la campagne » présidentielle. Cette structure aurait pour mission d’informer les candidats sur les ingérences potentielles et de limiter la diffusion de messages politiques fondés sur le profilage de données personnelles.
Accusations contre l’ambassadeur d’Israël
Plusieurs responsables politiques ont dénoncé une ingérence de l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka. Ils lui reprochent d’avoir affirmé souhaiter que « n’importe qui » sauf Jean-Luc Mélenchon remporte la présidentielle de 2027.
Le gouvernement estime qu’il y a une frontière entre la liberté d’expression et les manipulations, et souligne l’importance d’informer sans céder à la censure. La question de la prolongation du titre de séjour de la chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France, est également évoquée.
Une propagande sous surveillance
Les autorités françaises se disent vigilantes face à la propagation de la propagande prorusse, notamment via des médias contrôlés par des figures comme Xenia Fedorova. La France insoumise a déjà alerté sur les risques d’ingérence, notamment par la diffusion de fausses informations ou de visuels manipulés lors des élections.
Une enquête du parquet de Paris a été ouverte à ce sujet. La France reste attentive aux tentatives d’influence étrangères, notamment dans le contexte des élections européennes et législatives de 2024, où plusieurs opérations numériques ont été détectées mais peu visibles pour le public.














