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Le décès de Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre, visage connu de TF1 et de LCI pendant vingt ans, était un expert en économie. Il est décédé ce 21 juillet à l’âge de 79 ans, des suites d’une longue maladie, selon le site Atlantico où il travaillait encore. Son décès marque la fin d’une carrière marquante dans le journalisme économique français.

Dans un hommage, le directeur d’Atlantico, Jean-Sébastien Ferjou, a salué la mémoire de l’éditorialiste. Il évoque sa signature quotidienne, sa voix familière, ainsi que son tempérament rare, qui ont marqué le journalisme français.

Une vie marquée par la maladie

Il y a une vingtaine d’années, Jean-Marc Sylvestre a été diagnostiqué avec un cancer de la prostate. En 2021, il racontait au Parisien qu’un ami médecin lui avait conseillé de se faire opérer rapidement, étant jeune. Malheureusement, cette intervention a eu des conséquences importantes sur sa vie.

Les effets du cancer sur sa vie intime

Dans son livre publié en 2021, intitulé Tout n’est pas foutu, il évoquait sans détour l’impact du cancer sur sa sexualité. Il expliquait : « Je ne bande plus. Ma verge est morte, réduite à une vague présence sans vie, sans chaleur, un truc qui pendouille, une peau ridée par où passe l’urine et rien d’autre. Je n’ai plus de sperme. Rien. »

Il racontait aussi la difficulté qu’il a eue à accepter cette situation : « C’était désastreux, je n’osais même pas descendre ma main sous le drap pour vérifier si mon corps était complet. Il l’était, mais je ne sentais rien, alors que j’avais la furieuse envie de sentir quelque chose. Ma queue ne bougeait pas d’un pouce. J’étais mou, glacé, hideux. »

Il confiait avoir vécu dix années de galère avant de retrouver, peu à peu, l’expression du désir.

Le tabou autour du cancer de la prostate

Jean-Marc Sylvestre soulignait également la honte que peut susciter cette maladie. Selon lui, le cancer de la prostate est un crabe tabou, qui peut faire ressentir la honte, à l’image du cancer du sein chez de nombreuses femmes. Il expliquait que, lorsqu’il n’est pas détecté par hasard, il doit être pris en charge discrètement, presque en secret.

En 2021, alors qu’il était en rémission, il avait voulu rendre son combat public. Il expliquait que l’impossibilité d’en parler lui avait donné envie d’écrire ce livre, comme une façon de se libérer et de retrouver confiance en lui. Il militait aussi pour que le dépistage du cancer de la prostate devienne obligatoire dès l’âge de 50 ans.

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