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Une prévision de croissance revue à la baisse pour 2026

L’Insee a annoncé ce jeudi une baisse significative de sa prévision de croissance pour la France en 2026. Elle est désormais estimée à 0,4 %, contre 0,7 % précédemment. Selon l’institut, la situation économique du pays est « difficile » et le pays « décroche » par rapport à ses voisins européens. Les canicules et une situation budgétaire tendue sont évoquées comme des facteurs aggravants.

Une économie française en ralentissement

La croissance prévue pour cette année est inférieure à celle du gouvernement, qui tablait initialement sur une hausse de 0,7 % du PIB. Le scénario macroéconomique officiel sera actualisé vendredi. La croissance 2026 marque aussi un ralentissement par rapport à celle de 2025, qui était de 0,9 %.

Une croissance timide, mais en baisse

Selon Dorian Roucher, responsable du département conjoncture de l’Insee, l’économie française a connu un déclin cet hiver, contrairement à ses voisins européens. La croissance devrait rester faible cette année, avec une progression annuelle d’environ 0,2 %. La croissance au troisième trimestre serait de 0,1 %, et de 0,2 % au quatrième, après une contraction de 0,2 % au premier trimestre et une stagnation au deuxième.

La consommation des ménages en recul

L’inflation, qui a atteint 2,4 % en août, continuerait d’augmenter pour atteindre 2,9 % en fin d’année. Le pouvoir d’achat des ménages diminuerait de 0,4 %, en raison notamment de la baisse de l’emploi salarié et de la stagnation des salaires réels.

La consommation des ménages, un moteur traditionnel de la croissance, ralentirait à +0,3 % cette année, après des années 2024 et 2025 peu dynamiques. Sur le plan des investissements, les entreprises devraient voir leurs dépenses diminuer de 0,3 %, tandis que celles des ménages reculeraient de 1,3 %, en raison d’un contexte économique incertain et du coût du capital en hausse.

Des incertitudes persistantes

L’Insee souligne que certaines incertitudes subsistent, notamment concernant l’impact de la canicule sur l’activité du troisième trimestre ou l’évolution de la situation au Moyen-Orient. La morosité ambiante reste de mise, malgré des signaux encore faibles d’amélioration à court terme.

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