Qu’est-ce que le plan Orsan ?
Le Premier ministre a décidé d’activer le niveau 2 du plan Orsan face à la montée de la canicule. Ce dispositif est une cellule de crise interministérielle qui vise à renforcer le système de santé en période de forte chaleur.
Le plan Orsan, dont l’acronyme signifie « dispositif d’organisation de la réponse sanitaire épidémique et climatique », a été mis en place pour accompagner les autorités sanitaires lors d’événements extrêmes. Il s’agit d’une boîte à outils graduée, utilisée par les Agences régionales de santé (ARS), pour adapter la réponse du système de santé selon la gravité de la situation.
Ce plan a été créé en 2016, mais il n’avait jamais été déclenché au niveau national avant cette manifestation de la canicule. Il permet une montée en charge organisée du dispositif hospitalier, médical et social.
Les différentes phases du plan Orsan
Le plan s’articule en quatre phases, qui s’enchaînent selon l’intensité de la crise :
- Phase 1 : alerte et réponse immédiate : déclenchée dès les premiers signes de tension. Elle permet d’activer le plan bleu, d’accroître la mobilisation locale et de mobiliser les cellules régionales d’appui.
- Phase 2 : montée en puissance : déclenchée lorsque la situation devient durable. Elle renforce la coordination, surveille de près les capacités hospitalières, mobilise davantage la médecine de ville, et commence à déprogrammer certains actes si nécessaire.
- Phase 3 : conduite de crise : mise en œuvre de mesures exceptionnelles, transferts de patients, déprogrammations massives et renforts exceptionnels.
- Phase 4 : retour à la normale : après la crise, la situation est progressivement normalisée, avec une évaluation des leçons tirées.
Ce que signifie le déclenchement du niveau 2
Le déclenchement du niveau 2, comme celui décidé par Sébastien Lecornu, implique plusieurs actions :
- Renforcement de la régulation médicale pour mieux gérer l’afflux de patients.
- Mobilisation accrue du personnel hospitalier et médical.
- Garantie d’une coordination efficace entre la médecine de ville, les hôpitaux, les cliniques et les EHPAD.
- Déclenchement de premières déprogrammations ciblées, en dernier recours et en fonction des besoins locaux.
Ce niveau de crise permet d’adapter rapidement la réponse sanitaire face à une situation qui devient critique, afin d’éviter la surcharge du système de santé.














