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Bruno Retailleau dénonce la présence d’un magistrat à une conférence de presse de LFI

Le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, a exprimé son mécontentement après la présence de Stéphane Fischesser, secrétaire national du Syndicat de la magistrature, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi par La France Insoumise (LFI).

Stéphane Fischesser était présent lors de cet événement intitulé « Non au permis de tuer XXL ». La présence du magistrat n’a pas manqué d’attirer l’attention de Bruno Retailleau, qui a rapidement réagi sur les réseaux sociaux.

Sur X (anciennement Twitter), il a publié une vidéo dans laquelle il critique le secrétaire du syndicat pour avoir appelé à manifester contre une loi votée démocratiquement. Cette loi concerne la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Retailleau dénonce une « collusion avec l’extrême gauche » et affirme que cette situation doit cesser.

Stéphane Fischesser a également déclaré que le Syndicat de la magistrature dénonçait fermement cette loi, qui a été adoptée à l’Assemblée nationale, en la qualifiant de « problème démocratique ».

Une proposition de loi controversée

La loi en question a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 7 juillet dernier. La gauche a critiqué ce texte, le qualifiant de « permis de tuer » pour les forces de l’ordre. Le projet doit maintenant être examiné en commission des lois au Sénat.

La France Insoumise reste opposée à cette loi. Le groupe a lancé une pétition qui a recueilli plus de 700 000 signatures. Stéphane Fischesser a encouragé lors de la conférence la signature massive de cette pétition.

Il a aussi annoncé que la coalition se joindrait à l’appel à manifester et à la mobilisation prévue pour le 19 septembre.

Une demande de réforme de la fonction syndicale des magistrats

Face à cette intervention, Bruno Retailleau a appelé à une réforme en profondeur du rôle joué par les syndicats de magistrats. Il estime qu’il faut « profondément réformer l’exercice syndical des magistrats ».

Selon l’article 10 de l’ordonnance de 1958 relative au statut de la magistrature, il est interdit aux magistrats de manifester leur hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République ou de faire preuve de démagogie politique incompatible avec leurs fonctions.

Le Syndicat de la magistrature, historiquement marqué à gauche, s’est déjà prononcé sur des questions politiques, notamment lors des présidentielles de 2007 et 2012, où il avait appelé à voter contre Nicolas Sarkozy.

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