La fin de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’a pas apaisé les tensions. Quelques semaines après la clôture des travaux, le ton reste vif entre les principaux acteurs. Le 8 avril 2026, après six mois d’auditions, le député Charles Alloncle a publié son rapport, marquant la conclusion de cette enquête. Cependant, en coulisses, le dossier reste explosif.
Plusieurs points de friction subsistent, notamment concernant des documents jugés essentiels par le rapporteur. Celui-ci affirme ne pas avoir obtenu certains éléments clés, comme des contrats, des bulletins de salaire ou d’autres documents financiers demandés dans le cadre de l’enquête.
Charles Alloncle critique le manque de soutien de Jérémie Patrier-Leitus
Au-delà de ces questions de documents, c’est une autre source de tension qui fait parler : les relations internes à la commission. Lors d’une émission le 4 mai 2026, sur W9, le député a exprimé son amertume face à la situation. Il a évoqué des relations difficiles avec le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus.
Il a déclaré : « C’est dommage parce que le rôle d’une commission d’enquête repose sur un duo entre président et rapporteur. Moi, j’ai toujours voulu ne pas le critiquer pour préserver nos travaux. Lui s’est permis de me tacler parfois sous la ceinture, mais je tiens à préserver nos bons rapports. Ce qui n’est pas son cas. Je crois qu’il était d’ailleurs sur la concurrence tout à l’heure pour me critiquer. »
Les désaccords internes et leur impact
Jérémie Patrier-Leitus était également présent sur le plateau de l’émission Quotidien à la même heure, ce qui témoigne des tensions accumulées. Au-delà des auditions et des conclusions officielles, il apparaît que des désaccords ont laissé des traces durables.
Charles Alloncle a aussi évoqué un manque de soutien qui aurait freiné ses démarches. Face aux chroniqueurs, il a exprimé un sentiment d’impuissance : « Tant que vous n’avez pas le soutien de la présidente de l’Assemblée et du président de la commission, vous êtes piégé et vous ne pouvez rien faire. »
Depuis la fin de la commission, le député ne dispose plus des leviers d’action liés à son rôle de rapporteur. Une situation qui complique davantage sa position. Malgré tout, il affirme avoir tenté d’alerter sa hiérarchie sur ces problématiques.














