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Porte de Charenton: Des gendarmes blessés par un projectile incendiaire

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Après les violences survenues porte de Charenton à Paris, samedi 31 octobre, plusieurs gendarmes ont été blessés par un projectile incendiaire. Mais sa nature exacte interroge.

La scène aurait pu virer au drame. Samedi 31 octobre, à la fin de la manifestation contre la vie chère à Paris, des gendarmes mobiles ont été pris à partie porte de Charenton. Un engin incendiaire a notamment rebondi sur le bouclier d’un militaire avant de tomber au sol et de provoquer un important embrasement.

Une attaque soudaine

Au micro de CNEWS, un gendarme de l’escadron de gendarmerie mobile touché par les violences, a décrit une attaque soudaine. «On a été confrontés de manière très spontanée à une violence inouïe», a-t-il expliqué. Selon lui, plus d’une centaine d’individus «clairement hostiles» ont fait face aux militaires, avec des engins incendiaires, des explosifs et divers projectiles.

Le gendarme, lui-même blessé, a également raconté comment ses collègues sont intervenus pour éteindre les flammes qui persistaient sur sa jambe et remontaient jusqu’à son torse. «On a certainement évité la catastrophe», a-t-il estimé en revenant sur les images de l’agression.

Un engin différent d’un cocktail Molotov classique ?

La nature du projectile fait désormais débat. Invité, ce dimanche 1er novembre, sur Europe 1, le colonel Bruno Cayzac a estimé, après avoir visionné les images, qu’il ne s’agissait «manifestement» pas d’un cocktail Molotov classique.

Il décrit plutôt un «un engin explosif incendiaire» qui aurait d’abord percuté un bouclier avant de tomber au sol. Le dispositif aurait ensuite produit un effet retardé d’environ une seconde et demie, avant de libérer les flammes sur une ligne assez importante. Sa composition exacte reste toutefois à déterminer.

Le colonel a également précisé que six gendarmes de l’unité avaient été brûlés. Un autre engin pyrotechnique aurait été utilisé dans la foulée, sans que sa nature soit encore connue.

Une enquête pour «tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique» a été ouverte par le Parquet de Paris, ce dimanche 1er novembre, afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances précises de cette attaque.

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