Invité sur RTL ce lundi 26 octobre, Dominique de Villepin a alerté contre la «polarisation» de la France, dont le RN serait pour partie responsable, deux jours après l’attentat terroriste dans les Yvelines.
Des «responsables de la mise en place de cette mécanique de la haine». Invité ce lundi 26 octobre sur RTL, Dominique de Villepin est revenu sur l’attentat terroriste dans les Yvelines à Trappes et La Verrière, tuant une personne et en blessant quatre autres. Pour lui, «il y a des paroles qui tuent, il y a des actes qui tuent, mais il y a des abandons qui tuent».
L’ex-homme d’Etat, qui pourrait être candidat à la présidentielle de 2027, a affirmé «ne pas parler comme le Rassemblement national, qui a constitué toute sa doctrine sur la recherche de boucs émissaires».
«Il est clair pour moi que le RN porte une responsabilité dans la polarisation de notre pays», note-t-il tout en déclarant refuser de tomber dans une «spirale accusatoire».
Une «impuissance publique»
Les propos de l’ancien Premier ministre font écho à ceux du maire de Trappes, Ali Rabeh, qui assure dans Le Monde que «le président de la République n’a pas été le protecteur qu’il aurait dû être». Aussi ancien ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin a estimé qu’en France, «l’assignation à une couleur de peau, à une religion, conduit au drame».
Il souligne aussi le rôle d’Eric Zemmour, qui «enflamme les esprits à longueur de journée à coup de grand remplacement».
L’homme de 72 ans estime aussi que le «pays est à vif», et connaît une «impuissance publique» qui serait «en grande partie responsable de la dérive que nous voyons».
Malgré les déclarations des responsables politiques, le RN est toujours en tête des sondages. Selon un sondage Ipsos daté du 21-22 octobre, au premier tour, Marine Le Pen recueillerait entre 32 et 33,5 % des voix. Elle serait suivie par Jean-Luc Mélenchon (17 % des voix).














