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BFMTV accusée de racisme à l’antenne,Sonia Mabrouk répond

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BFMTV est confrontée à une nouvelle controverse. Depuis l’attaque raciste survenue à Trappes le 23 octobre 2026, la chaîne est accusée par des élus de gauche et par certains de ses syndicats de laisser prospérer des discours jugés racistes à l’antenne. Face à la polémique, la direction a répliqué publiquement, tandis que Sonia Mabrouk a défendu sa ligne.

Dans un communiqué publié dimanche 25 octobre, BFMTV dénonce des accusations sans fondement et une « campagne de dénigrement publique », notamment autour de Sonia Mabrouk. La chaîne affirme ne pas accepter « d’être la cible de pressions, ni d’être instrumentalisée à des fins politiques ou de déstabilisation ». Elle insiste aussi sur sa volonté de faire vivre le pluralisme et de permettre à toutes les sensibilités politiques de s’exprimer.

Le ton monte avec Jean-Luc Mélenchon et Louis Boyard

Des responsables de gauche ont pris la parole. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a reproché aux médias, et particulièrement à BFMTV, de laisser « libre cours aux paroles décomplexées et racistes » de certains invités. Jean-Luc Mélenchon a ensuite appelé la chaîne à « se calmer sur les remarques racistes de toutes sortes », tandis que Louis Boyard a renouvelé ces accusations directement sur le plateau de BFMTV.

La tension a aussi gagné la rue. Le 24 octobre, lors d’un rassemblement à Trappes, deux journalistes de BFMTV ont été pris à partie par des manifestants. « Honte à vous, vous avez du sang sur les mains ! » leur a-t-on crié, les obligeant à quitter les lieux. C’est ce climat que la direction dit dénoncer quand elle évoque des pressions et une déstabilisation.

Sonia Mabrouk répond aux accusations

Sonia Mabrouk est au cœur des critiques. Sur les réseaux sociaux, un montage l’accuse d’inviter principalement des personnalités de droite ou d’extrême droite. Elle a répondu en relayant une publication montrant qu’elle invite aussi des élus de gauche. Elle avait déjà affirmé fin août que toutes les opinions sont représentées dans son émission. Mais la contestation ne vient pas seulement de l’extérieur.

Le SNJ et la CGT de BFMTV ont publié un communiqué sévère contre certaines séquences. Ils estiment que plusieurs propos diffusés donnent « à la chaîne une image raciste » et dénoncent des déclarations qu’ils jugent nauséabondes, sans réaction suffisante des présentateurs. Ils citent des passages de l’émission de Sonia Mabrouk avec Éric Ciotti et Éric Zemmour, où ont été prononcées les expressions « intifada française » et « racaille arabo-musulmane ». Pour eux, le problème dépasse la présence d’invités controversés et touche à la manière dont leurs propos sont encadrés à l’antenne. BFMTV, de son côté, refuse cette lecture et affirme vouloir protéger ses journalistes.

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