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A Paris, près de 3.000 personnes se sont réunies ce lundi soir pour rendre hommage aux victimes de l’attentat raciste survenu à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Des rassemblements similaires ont été observés à Lyon et à Marseille.

La France est unie contre le terrorisme. En hommage aux victimes de l’attaque dans les Yvelines, de Trappes et de La Verrière, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans l’Hexagone, notamment à Paris, Lyon et Marseille. Dans la capitale, des milliers de personnes ont dénoncé cet acte raciste qui a coûté la vie au jeune espoir du MMA Pengo Bossio Wangi.

Sur la place de la Bataille-de-Stalingrad, située dans le 19e arrondissement, des pancartes réclamaient « Non à la haine de l’autre, oui à la démocratie ». Près de 3.000 personnes se sont réunies dans le nord de Paris, selon la préfecture de police.

Des élus hués lors de l’hommage à Paris

Parmi elles, quelques figures politiques se sont glissées dans le cortège, à l’instar du candidat social-démocrate à l’élection présidentielle Raphaël Glucksmann et du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

Place Stalingrad. Pour Pengo, pour les victimes entre la vie et la mort, pour une France vivante, résistante, antiraciste.

— Olivier Faure (@faureolivier) October 26, 2026

« Présent ce soir Place Stalingrad au rassemblement en mémoire de Pengo Bossio Wangi, victime de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière, ainsi qu’en soutien aux blessés et à leurs proches. Le racisme tue. Face au climat haineux et xénophobe, notre devoir est de défendre notre République. Une, indivisible et anti-raciste », a publié sur X le candidat lancé dans la course à l’Élysée Raphaël Glucksmann.

Une présence politique contestée, notamment celle du maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui a prononcé son discours en hommage aux victimes, sous les huées du public. « Tout le monde déteste le PS », a-t-on entendu.

Des hommages à Lyon et à Marseille

Dès 18 heures à Lyon, sur la place des Terreaux et ailleurs, entre 1.500 et 2.000 personnes ont rendu hommage aux victimes, selon Le Progrès.

Beaucoup de monde à l’hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes à l’hôtel de Ville de Lyon. Non à la banalisation de la parole raciste. Plus jamais ça !

« Celui qui tue est responsable de son crime, ceux qui banalisent la haine ne peuvent s’exonérer de la leur. Il faut refuser que la haine devienne une opinion comme une autre », a déclaré le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, avant une minute de silence.

À Marseille, l’hommage s’est tenu hier soir sous l’Ombrière du Vieux-Port. « Le racisme tue, solidaires avec Trappes », pouvait-on lire sur une immense banderole.

Plusieurs centaines de Marseillais sont rassemblés sur le Vieux-Port en hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière. Vendredi dernier, Pengo Bossio Wangi faisait partie des personnes qui ont été ciblées. Il a été abattu en raison de sa couleur de peau.

Pour rappel, lors de son périple meurtrier dans les Yvelines, l’auteur présumé des faits, Kévin T., a blessé cinq personnes et tué Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans.

Parmi les victimes, dont une fillette de 12 ans, trois sont encore hospitalisées et le pronostic vital de l’une d’elles est toujours engagé. En revanche, le pronostic de l’enfant grièvement blessé n’est plus engagé depuis hier, selon le procureur de la République antiterroriste Olivier Christen.

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