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Couvre-feu pour les mineurs en Guadeloupe

Ce dimanche 18 octobre, le préfet de la région Guadeloupe, Thierry Devimeux, a décidé d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes. Cette mesure intervient après des violences urbaines liées à la mobilisation contre le coût de la vie, qui ont fait plusieurs blessés parmi les forces de l’ordre.

Le couvre-feu, qui concerne les jeunes de moins de 18 ans, a débuté dimanche à 20 heures et doit durer jusqu’à 6 heures du matin le lundi. Il interdit aux mineurs de circuler dans ces communes s’ils ne sont pas accompagnés d’un adulte chargé de leur autorité parentale. La préfecture indique que cette mesure vise principalement à protéger les jeunes présents sur les lieux des violences.

Les violences de la nuit précédente ont été marquées par la mise en feu de barricades, la destruction de commerces et d’entreprises. Selon la préfecture, plusieurs établissements ont été vandalisés, ce qui a poussé les autorités à agir rapidement.

Trois policiers blessés lors des affrontements

Lors des heurts, les forces de sécurité ont été prises pour cibles. Elles ont reçu des jets de projectiles et ont même été la cible de tirs d’armes à feu, blessant trois policiers. La préfecture a également signalé la présence de nombreux mineurs parmi les groupes d’émeutiers.

Le préfet a condamné fermement ces actes de violence, soulignant qu’ils sont inacceptables et ne doivent pas être confondus avec la protestation pacifique contre le coût de la vie. Il a également indiqué que ces actes relevaient de délits graves.

Cette escalade de violence intervient dans un contexte de tensions fortes dans l’archipel. Depuis mercredi, un collectif appelé « Nou las Palé » (« Fatigués de parler » en créole) bloque plusieurs axes routiers pour protester contre le coût de la vie. La mobilisation a déjà été marquée par des violences, notamment vendredi, avec six policiers blessés et des jets d’acide contre la gendarmerie.

Le préfet a pour l’instant suspendu les discussions avec le collectif, qu’il ne considère pas comme légitime dans ses revendications.

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