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Un large consensus en faveur du renvoi de certains étrangers

Selon un sondage réalisé par l’Institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le Journal du Dimanche (JDD), publié ce dimanche 28 juin, 83 % des Français souhaitent le renvoi de certains étrangers présents en France. Parmi ces catégories figurent notamment les délinquants, criminels ou chômeurs de longue durée.

Une majorité favorable à un durcissement de la politique migratoire

Ce soutien concerne l’idée d’une « immigration négative », c’est-à-dire le renvoi de certains étrangers déjà installés en France. La majorité des sondés sont en faveur de cette mesure, toutes tranches d’âge confondues. Les jeunes de 18 à 24 ans sont les plus nombreux à approuver (90 %), suivis des moins de 35 ans (85 %) et des 65 ans et plus (87 %).

Les catégories socio-professionnelles sont également majoritairement favorables, avec 78 % chez les CSP+ et 84 % chez les CSP-. Les inactifs se montrent également très soutenus par cette idée, à 87 %. Ce consensus indique une forte tendance dans l’opinion publique.

Une forte majorité à droite, une division à gauche

À droite de l’échiquier politique, l’adhésion est quasi totale. Les sympathisants de la droite ont majoritairement répondu « pour » (95 %). Parmi eux, 96 % des proches des Républicains et 93 % des sympathisants du Rassemblement national soutiennent cette position, ces derniers critiquant souvent la justice pour sa supposée indépendance.

Les soutiens de la majorité présidentielle se montrent également largement favorables, avec 81 %. En revanche, à gauche, la majorité des Français restent partagés, même si environ 70 % sont favorables à cette mesure. Parmi eux, 75 % des proches du Parti socialiste, 68 % des Écologistes et 66 % des sympathisants de La France Insoumise y sont aussi favorables.

Contexte européen : le pacte asile et migration

Ces résultats interviennent peu après l’adoption par l’Union européenne, le 12 juin 2026, du pacte asile et migration, qui prévoit de renforcer la politique migratoire en Europe. Le texte se compose de dix lois visant à rendre les procédures plus rapides et plus efficaces.

Les nouvelles règles incluent un filtrage obligatoire et un contrôle systématique des personnes aux frontières extérieures de l’Union, y compris celles secourues en mer. Les données biométriques seront enregistrées dans le système Eurodac. La gestion des demandes d’asile sera accélérée, avec une procédure limitée à 12 semaines, ou 16 semaines si un transfert vers un autre pays est nécessaire. La procédure de retour des déboutés sera également plus rapide, avec un délai de 12 semaines.

*Ce sondage a été réalisé les 23 et 24 juin, par questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.

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