Une nouvelle plainte collective contre la ville de Paris
Depuis plusieurs mois, les témoignages de parents dont les enfants ont été victimes de violences dans le périscolaire à Paris se multiplient. Selon le ministère public, plus de 200 enquêtes pénales sont en cours dans le secteur scolaire et périscolaire de la capitale. Au niveau national, plus de 600 cas ont été recensés. Face à cette situation alarmante, des familles ont décidé de porter plainte collectivement contre la ville de Paris.
Les détails de la plainte
Les familles concernées, principalement des parents d’enfants de maternelle fréquentant les écoles Saint-Dominique (VIIe arrondissement) et Volontaires (XVe arrondissement) en 2025 et 2026, souhaitent faire avancer l’enquête. La plainte vise plusieurs délits, notamment la mise en danger d’autrui, la non-dénonciation de violences ou agressions sexuelles, la non-assistance à mineur en danger, l’omission volontaire d’empêcher un crime et le faux témoignage sous serment.
Les parents accusent également l’ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, d’avoir fait des déclarations qui alimentent leur démarche. La plainte intervient dans un contexte où certains animateurs périscolaires, déjà mis en examen pour viols et agressions, ont continué d’être en poste, sans suspension ni signalement administratif. Ces familles réclament que la responsabilité soit engagée pour éviter d’autres drames.
Les réactions des avocats et des familles
Me Louis Cailliez, avocat des familles, a exprimé leur indignation. Il qualifie la situation d’« insoutenable » et dénonce la passivité des autorités municipales. Selon lui, si la mairie avait agi de manière responsable, certains viols auraient pu être évités. La plainte couvre plusieurs délits, notamment la mise en danger d’autrui, la non-dénonciation de violences, la non-assistance à mineur en danger, ainsi que des déclarations faites par Anne Hidalgo devant le Sénat en septembre dernier.
La réponse de la Ville de Paris
De son côté, la municipalité a réagi en indiquant avoir pris connaissance de cette plainte collective. Elle assure vouloir « entendre la souffrance des parents » et se tient à la disposition de la justice pour contribuer à faire toute la lumière. La mairie affirme également continuer à renforcer la prévention, les contrôles et les dispositifs de signalement dans le périscolaire. Le maire, Emmanuel Grégoire, a annoncé un plan d’action doté de 20 millions d’euros pour lutter contre ce qu’il qualifie de « dysfonctionnements systémiques ».














