Le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a évoqué lors de son passage sur BFMTV les récentes actions de la Russie. Selon lui, ces incidents témoignent d’une « forme d’escalade » qui traduit, selon ses mots, une « fébrilité » de la part de Moscou face à l’Ukraine et à l’Europe.
Il explique que cette fébrilité se manifeste dans les multiples provocations russes, notamment face à l’Ukraine. Benjamin Haddad souligne que la Russie « patine sur le terrain » et constate que l’Ukraine, grâce à ses capacités de frappes en profondeur et à l’utilisation innovante des drones, a réussi à changer la donne dans le conflit. Il évoque également que ces avancées ukrainiennes ont même poussé la Russie à intervenir en Russie elle-même.
Ces dernières semaines, la Russie a intensifié ses attaques contre plusieurs pays européens ou proches de l’Europe. Dimanche, un drone russe a frappé un train à destination de Varsovie, en Pologne, à seulement deux kilomètres de la frontière, qui est membre de l’OTAN. Par ailleurs, la marine danoise a accusé une frégate russe d’avoir tiré des fusées éclairantes sur un hélicoptère en opération dans la mer Baltique.
Une volonté d’intimider l’Europe
Benjamin Haddad insiste sur le fait que ces incidents visent à « intimider les opinions publiques » et à faire pression sur le soutien européen à l’Ukraine. Il affirme que ces actions sont une tentative de la Russie de faire peur aux Européens et de dissuader leur solidarité avec Kiev.
Selon lui, ces actes ne font que démontrer « l’échec de la Russie à intimider les Européens ». Depuis un an et demi, ce sont en réalité les Européens qui assurent le soutien financier et militaire à l’Ukraine. Il cite à cet égard le prêt de 90 milliards d’euros validé par l’Union européenne pour aider Kiev à financer sa guerre contre Moscou jusqu’en 2027.
Benjamin Haddad réaffirme que la « première ligne de défense » pour la sécurité de l’Europe reste le soutien apporté par les Ukrainiens. Il conclut en affirmant que cette solidarité européenne doit continuer.
Les réactions européennes face aux provocations russes
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé le comportement « irresponsable et dangereux » de la Russie. Elle a écrit sur X (ex-Twitter) que l’Europe était une fois de plus confrontée à une conduite irresponsable de Moscou.
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a quant à elle évoqué le risque que représente la « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France à ses alliés européens, notamment la Finlande qui a décidé d’y adhérer. Elle estime que cette situation constitue une menace pour Moscou.














