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Une mobilisation massive des pêcheurs face à la flambée des prix du carburant

Les pêcheurs, directement touchés par la hausse des prix du carburant, ont lancé lundi un mouvement de protestation dans le sud de la France. Ce mercredi, environ une centaine d’entre eux ont bloqué le dépôt pétrolier de Frontignan, dans l’Hérault, dans l’espoir d’attirer l’attention du gouvernement.

Cette mobilisation s’ajoute à celle déjà en cours à Sète, où plusieurs dizaines de pêcheurs sont mobilisés depuis lundi. La nuit dernière, des bateaux de pêche arborant des banderoles « pêcheurs en colère » mouillaient devant la capitainerie. Certains manifestants ont été reçus lundi par la préfète, Chantal Mauchet, mais leurs revendications n’ont pas été satisfaites.

Un mouvement de contestation coordonné depuis lundi

Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Provence-Alpes-Corte d’Azur et de Corse, ainsi que les organisations professionnelles et syndicales, ont lancé un mouvement commun. Ils ont indiqué que leur action « se poursuivra tant que des réponses concrètes n’auront pas été apportées » à leurs principales revendications.

Les professionnels dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail. La hausse des coûts d’exploitation, notamment du carburant, ainsi que l’augmentation des contraintes administratives et réglementaires, aggravent leur situation.

La France est le deuxième producteur européen de produits de la mer, derrière l’Espagne. En 2024, le pays a pêché environ 477 000 tonnes de poissons et crustacés, un volume stable par rapport à 2023 selon les chiffres du gouvernement.

Le blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer levé après tension

Le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, avait été bloqué mardi matin par des pêcheurs en colère. Ce blocage, qui durait depuis l’aube, a été levé vers 10h, avec l’intervention des forces de l’ordre. La préfecture de police a confirmé la reprise normale de l’activité.

Les pêcheurs avaient déployé des banderoles avec des slogans dénonçant l’impact de l’Union européenne sur leur secteur, comme « L’Europe nous tue » ou « L’UE coule nos bateaux et Paris nous regarde ». Quelques feux de palettes avaient été allumés, provoquant de brèves tensions avec les forces de l’ordre. La situation s’est calmée avec l’assistance des CRS et des pompiers.

Un représentant des pêcheurs, Ange Natoli, a indiqué qu’ils souhaitent être reçus par la ministre de la Pêche, Catherine Chabaud. Ce rendez-vous est prévu à Paris jeudi à 11h, afin de discuter de leurs revendications.

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