Pour lutter contre les feux de forêt, certains éleveurs d’ovins ont recours à une pratique appelée le pastoralisme. Cette méthode écologique aide à réduire les risques d’incendie de manière naturelle et efficace.
Depuis le début de l’été, la France a enregistré près de 120 000 hectares brûlés, ce qui dépasse le record de 2022. La superficie brûlée équivaut à onze fois celle de Paris. Avec une nouvelle vague de chaleur annoncée en septembre, les agriculteurs redoutent une nouvelle propagation des incendies. Pour limiter ces risques, certains ont adopté le pastoralisme, une technique simple et respectueuse de l’environnement.
Dans la commune de Super-Besse, dans le Puy-de-Dôme, des éleveurs laissent paître leurs brebis dans la vallée. Ces animaux, en troupeau, se nourrissent d’herbes, de buissons et de baies. Grâce à cette pratique, ils participent au nettoyage naturel des terrains en débroussaillant les zones vallonnées. Gérard Noël, éleveur, explique que cette méthode contribue aussi à préserver la biodiversité.
Une pratique en expansion
En France, de plus en plus d’éleveurs adoptent le pastoralisme pour prévenir les incendies. Selon un rapport du Sénat publié en juin, 18 % des exploitations agricoles utilisent cette technique. Cela représente environ 35 000 élevages, couvrant 5,4 millions d’hectares de terres.
Cependant, cette méthode a des effets sur la production. En se nourrissant principalement d’herbe, la viande et le lait produits diminuent en quantité. Frédéric Bichon, éleveur de brebis, souligne qu’il faudrait des aides financières pour compenser la réduction de la production. Il explique que si ses troupeaux doivent aussi entretenir le milieu, cela limite la production de viande et de lait qu’il peut valoriser.














