Les Comores dénoncent les propos de Sébastien Lecornu
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a récemment exprimé ses idées concernant la lutte contre l’immigration clandestine vers Mayotte. Lors de sa visite de deux jours à l’île, il a proposé de conditionner l’aide publique au développement destinée aux pays africains, notamment aux Comores, à une coopération renforcée dans ce domaine.
Selon lui, cette aide pourrait dépendre de la capacité de ces pays à collaborer efficacement. Il évoque la création de nouveaux critères, tels que la lutte contre les passeurs, la délivrance de laissez-passer consulaires, ou encore la reprise des étrangers en situation irrégulière, en partenariat avec six pays africains : les Comores, le Burundi, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Somalie et le Kenya.
Cette proposition a suscité une vive réaction des autorités comoriennes. Le ministre des Affaires étrangères des Comores, Mohamed Mbae, la qualifie de « surprenante à plusieurs égards ». Il affirme que ces propos sont « totalement déconnectés des attentes de la population » de Mayotte, notamment après le passage dévastateur du cyclone Chido en 2024.
Une condamnation unanime
Le gouvernement comorien ainsi que l’opposition ont exprimé leur désapprobation. L’opposant du parti Ushe a dénoncé « un chantage scandaleux », tandis que l’ONG Comité Maore a qualifié cette initiative de « chantage inacceptable ».














