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Selon le rapport de l’ONG américaine Global Footprint Network, la date du jeudi 30 juillet 2026 marque un moment critique pour l’écologie. C’est le jour du dépassement, c’est-à-dire le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la planète peut produire en une année. Cela concerne non seulement le bois, le pétrole ou les minerais, mais aussi d’autres ressources essentielles. Cette année, plusieurs organisations attirent l’attention sur un paramètre souvent oublié : notre consommation d’eau.

Une consommation d’eau invisible mais importante

Le WWF France a publié une étude intitulée L’eau que nous mangeons. Elle rappelle que l’humain consomme une quantité d’eau invisible, liée à la fabrication de son alimentation et de ses biens. La fondation souligne que notre consommation d’eau ne se limite pas à ce que nous utilisons directement au quotidien. En effet, boire, se laver ou cuisiner représentent environ 150 litres d’eau par jour et par personne. Cependant, en tenant compte de l’eau nécessaire à la production de tout ce que nous consommons — aliments, vêtements, objets, électricité — notre empreinte atteint près de 500 litres par jour. La moitié de cette consommation, soit 250 litres, est directement liée à notre alimentation.

Une explosion de la consommation lors des repas estivaux

Pour illustrer ces chiffres, WWF France prend l’exemple du barbecue. Ce repas convivial, très populaire en été, augmente considérablement la consommation d’eau. Selon l’ONG, un barbecue composé d’une brochette de bœuf, de poulet, d’une saucisse, accompagné de pain, chips, ketchup, mayonnaise et salade, nécessite pas moins de 101 litres d’eau. C’est l’équivalent de ce que l’on boit en eau potable pendant deux mois et une semaine.

Des recommandations pour réduire notre empreinte hydrique

Pour limiter cette surconsommation, WWF France recommande de privilégier des produits et des cultures moins gourmands en eau. Par exemple, il faut éviter le maïs destiné à l’alimentation animale. À la place, il est conseillé d’adopter des systèmes agricoles plus sobres, basés sur le pâturage, et de favoriser une alimentation locale, végétale, peu transformée et de qualité.

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