Un incident lors du concert de Barbara Butch
Barbara Butch, artiste reconnue dans la scène de la musique électronique, s’est fait connaître comme une militante de l’amour et une voix engagée contre les discriminations. Le 18 juillet, lors d’un festival organisé par la Ville de Grenoble, son spectacle a été interrompu après une vingtaine de minutes. Des troubles ont forcé les organisateurs à arrêter le concert pour des raisons de sécurité.
Cette artiste, de confession juive, a été la cible d’insultes et de projectiles. Les personnes responsables lui reprochaient d’avoir signé une tribune soutenant la proposition de loi Yadan, en lien avec le contexte du conflit israélo-palestinien. Ces militants, soutenus par La France insoumise (LFI), sont également accusés d’avoir proféré des insultes en lien avec ses origines et son orientation sexuelle.
Les réactions de Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV
Trois jours plus tard, le 21 juillet, le député d’extrême droite Jean-Philippe Tanguy a évoqué cet incident dans une interview sur BFMTV. Il n’a pas caché sa colère, attaquant ouvertement LFI et ses soutiens.
Une critique virulente envers LFI
Le député a exprimé ses opinions en affirmant que « l’agenda gauchiste s’est aligné sur l’islamisme ». Il a également pointé du doigt certains membres de LFI, notamment Jean-Luc Mélenchon et Allan Brunon, qui est responsable de groupuscules à Grenoble. Il a dénoncé une situation où des militants, soutenus par le parti, auraient utilisé leur influence pour attaquer une artiste en raison de ses origines juives et de son orientation sexuelle.
Jean-Philippe Tanguy a présenté un tract destiné à Barbara Butch, dans lequel il dénonçait ce qu’il considère comme des agissements de certains responsables de LFI. Il a notamment évoqué un épisode où Allan Brunon aurait traité un commerçant de « tapette » dans la rue, soulignant que ces comportements ne sont pas isolés.
Réactions de la gauche et de la mairie de Grenoble
Face à ces accusations, Laurence Ruffin, maire de Grenoble (DVG), a annoncé qu’une plainte allait être déposée contre ces faits qu’elle qualifie d’« inacceptables ». Cependant, certains élus insoumis n’ont pas condamné l’incident. Allan Brunon, élu à la mairie de Grenoble, a déclaré à l’AFP qu’il était « extrêmement fier d’avoir participé à cette manifestation pacifique ».
De son côté, Jean-Philippe Tanguy souhaite que cette polémique fasse « un scandale national » et affirme que l’artiste peut faire « ce qu’elle veut » concernant ses prises de position dans le conflit israélo-palestinien.














