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Le Parti socialiste opte pour une primaire fermée pour la présidentielle 2027

Le Parti socialiste a décidé jeudi 9 juillet du mode de désignation de son candidat à la prochaine élection présidentielle. Cette décision s’est faite au terme d’un vote parmi ses militants, qui a marqué la fin de l’option d’une primaire ouverte à tous les sympathisants socialistes.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, espérait initialement faire valider une primaire ouverte aux « sympathisants » socialistes, avec une participation symbolique de deux euros. Cependant, cette proposition a été rejetée, à la majorité, par 55,5 % des votants. La majorité des militants a préféré une primaire réservée aux membres du parti et à certaines organisations politiques telles que Place publique, qui se reconnaissent comme faisant partie du pôle social-démocrate.

Les modalités du scrutin et les enjeux

Deux options étaient soumises au vote. La première proposait une primaire ouverte à un large corps électoral, y compris les sympathisants, afin d’élargir la participation. La seconde, plus restrictive, ne devait concerner que les militants du PS et des organisations proches, comme Place publique. C’est cette dernière option qui a été choisie, reflétant la majorité au sein du parti.

Le candidat désigné proposera le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement. Un comité inter-partis règlera les modalités de vote et de candidature.

Ce choix a été salué par certains opposants à Olivier Faure. Boris Vallaud, chef des députés socialistes, a déclaré qu’il s’agissait d’un « choix très net » et a appelé à une rencontre rapide avec l’ensemble des organisations du pôle socialiste pour préparer la suite.

Les candidats en lice et les perspectives

La primaire fermée pourrait limiter le nombre de candidats. À ce stade, seul le député de l’Eure Philippe Brun a officiellement annoncé sa candidature. Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, a également indiqué qu’il se présenterait hors primaire. Le député de l’Essonne Jérôme Guedj pourrait aussi participer, mais cela dépendra des modalités définies par le parti.

Le favori actuel dans l’espace social-démocrate reste l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique, qui bénéficie d’une certaine avance dans les sondages. Cependant, sa participation à une primaire limitée aux militants n’est pas encore confirmée, et il pourrait hésiter à se lancer sans le soutien officiel de l’appareil socialiste.

Olivier Faure n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature. Il a toutefois indiqué qu’il ne serait pas illégitime qu’il se présente. De leur côté, certains responsables, comme Boris Vallaud, souhaitent que la campagne s’accélère, tandis que d’autres, notamment François Hollande, refusent pour l’instant de participer à une primaire, préférant se positionner comme un recours en fin d’année si la situation du parti reste bloquée.

Une mise en garde face à la compétition

Sur le terrain de la gauche, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, semble avoir pris une longueur d’avance. Sa dynamique de campagne pourrait compliquer la tâche des autres candidats, y compris ceux du PS ou de Place publique, lors des prochains mois.

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