Emmanuel Macron affirme que « les choses n’ont pas changé » depuis 2017
Lors d’une visite au Monténégro ce jeudi 4 juin, Emmanuel Macron a déclaré que la situation concernant Xenia Fedorova n’avait pas évolué depuis 2017. En 2017, il avait évoqué la responsable en disant qu’elle était à l’époque à la tête d’une agence de propagande d’État russe.
Elle était alors directrice de Russia Today France, une chaîne d’information qui a été interdite dans l’Union européenne en 2022, suite à l’invasion russe en Ukraine. Aujourd’hui, elle intervient comme chroniqueuse dans plusieurs médias appartenant au groupe de Vincent Bolloré.
Les déclarations d’Emmanuel Macron
Le président français a rappelé que, en 2017, il avait déjà dénoncé la présence de cette personne dans un média considéré comme une agence de propagande d’État russe. Il a précisé : « Je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017, en présence du président Poutine, devant une personne qui était à l’époque en charge prétendument d’un média, mais qui était une agence de propagande d’État. »
Il a insisté sur le fait que la situation n’avait pas changé : « Les choses n’ont pas changé. Je pense la même chose. » Emmanuel Macron a fait ces remarques lors d’un entretien avec le président du Monténégro, Jakov Milatovic, lors d’une visite axée notamment sur la lutte contre les ingérences étrangères.
Polémique autour du titre de séjour de Xenia Fedorova
Le renouvellement du titre de séjour de Xenia Fedorova en France pour 2024 a alimenté une controverse. La chroniqueuse, souvent perçue comme défendant les positions du Kremlin, a vu ses droits en France reconduits, ce qui a suscité de nombreuses réactions.
Emmanuel Macron a déclaré : « Ce n’est pas le président, par une décision souveraine, qui remet en cause ou accorde les titres de séjour. C’est une bonne chose. Il y a des règles et des procédures dans notre pays, elles doivent être respectées. »
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé qu’il n’y avait eu aucune intervention du gouvernement pour cette décision.
Les critiques politiques contre Xenia Fedorova
Plusieurs responsables politiques ont critiqué la présence de la chroniqueuse en France. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l’a qualifiée de « propagandiste patentée, relais de la désinformation du Kremlin ».
Des eurodéputés du groupe Renew ont demandé à l’Union européenne d’imposer des sanctions contre elle. Selon eux, elle diffuse des narratifs manipulatoires sur la guerre en Ukraine et l’Union européenne.
Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027, a estimé que relayer les positions de la Russie à Paris revient à critiquer la position de la France.
De son côté, Raphaël Glucksmann, leader de Place Publique, a suggéré qu’il faudrait lui « retirer le micro », la qualifiant d' »agente russe » au service d’un régime menaçant l’Europe.














