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Un constat d’échec : le ministère de la Justice reconnaît un dysfonctionnement de l’État

Depuis la disparition de Lyhanna, une fillette de 11 ans, la colère monte face aux défaillances du système judiciaire. Le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, a reconnu jeudi 4 juin, sur le plateau de BFMTV, l’existence d’un « dysfonctionnement » global au sein de l’État, après plusieurs procédures judiciaires échouées à l’encontre du principal suspect.

Il a indiqué qu’il y avait « des trous dans la raquette » et a qualifié cette affaire d’« échec pour tout le monde ». Selon lui, tous les acteurs impliqués dans ces procédures, qu’ils soient magistrats ou forces de l’ordre, sont aujourd’hui « terrifiés » par ce qui s’est passé.

Il y a un dysfonctionnement global probablement de la chaîne de l’État.

Les antécédents du suspect Jérôme Barella

Le principal suspect, Jérôme Barella, était déjà connu des autorités. Plusieurs signalements et plaintes le visant avaient été déposés depuis 2017, notamment pour des faits de violence et de délinquance sexuelle. Ces démarches n’avaient pas empêché sa prise en charge efficace par la justice.

Une affaire révélatrice de défaillances systémiques

Face à ces multiples alertes, Sacha Straub-Kahn décrit une situation alarmante : « il y a pu avoir des dysfonctionnements ou des retards qui ont été pris à la fois par l’institution judiciaire et par les forces de l’ordre ». Il évoque également des signalements au sein de l’Éducation nationale, sans préciser leur nature.

Le porte-parole insiste sur le fait qu’il s’agit d’un « dysfonctionnement global » de la chaîne de l’État, sans pour autant accuser volontairement les acteurs. Il souligne plutôt l’existence de « trous dans la raquette », un système qui a laissé passer un délinquant sexuel.

Les réactions politiques

Plus tôt dans la journée, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait également dénoncé cette situation. Il a qualifié le traitement judiciaire du dossier de « tout à fait inacceptable ».

Il a ajouté que ce dysfonctionnement « révèle notre mauvaise organisation » et que cela traduit une forme de méfiance ou de négligence face à la parole de l’enfant. Il a assuré qu’il prendrait ses responsabilités dans cette affaire.

Les antécédents judiciaires du suspect

Le rapport d’enquête administrative, qui portait sur une plainte pour viol concernant Jérôme Barella, sera rendu public. Ce dernier a été signalé à plusieurs reprises avant la disparition de Lyhanna.

Le profil du suspect a relancé le débat public, notamment en raison de ses antécédents. La première plainte remonte à 2017, lorsque la mère d’une adolescente de 17 ans a découvert que sa fille entretenait une relation avec un homme de 32 ans, alors suspect.

Selon la procureure d’Auch, Clémence Meyer, Jérôme Barella aurait aussi été signalé en 2022 et 2025. La plainte de 2022 a été classée sans suite, et l’enquête liée à celle de 2025 est toujours en cours.

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