Le maire d’Issy-les-Moulineaux, André Santini, est décédé à l’âge de 85 ans. Son parcours politique est marqué par de nombreuses « petites phrases » célèbres, souvent caustiques, qui ont laissé leur trace dans l’histoire.
Véritable amateur de mots, André Santini a su mêler humour et politique tout au long de sa carrière. Son sens de la formule lui a valu notamment deux Prix de l’humour politique.
Une phrase mémorable sur le cardinal Decourtray
En 1988, il a lancé cette remarque à propos du cardinal Decourtray, qui s’opposait à une campagne de sensibilisation sur le sida : « Monseigneur Decourtray n’a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l’index ».
Un bon mot sur Pierre Arpaillange
En 1989, il a également déclaré : « Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland », en référence au garde des Sceaux dans le gouvernement de Michel Rocard.
Une critique de la Première ministre Édith Cresson
En 1992, André Santini a dit : « Édith Cresson baisse tellement dans les sondages qu’elle va finir par trouver du pétrole ». La Première ministre a quitté ses fonctions moins d’un an après.
Une remarque sur Raymond Barre
Il a aussi taquiné Raymond Barre, Premier ministre en 1976 : « Quand je le vois à l’Assemblée nationale et qu’il ne roupille pas, il se tourne les pouces et je me dis : “Tiens, il fait son jogging” ».
Une déclaration ironique sur ses votes présidentiels
En 1996, dans Libération, il a expliqué ses choix électoraux en disant : « Pour la présidentielle, je me suis toujours trompé : j’ai voté Giscard en 1981, Barre puis Chirac en 1988, Balladur en 1995… Je me demande même si je n’ai pas voté Poher en 1969 ».
Une remarque sur les obsèques de François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing
Il a aussi commenté : « On en a fait beaucoup pour les obsèques de François Mitterrand. On n’en a pas fait autant pour celles de Valéry Giscard d’Estaing », qui était en retrait de la vie politique à cette époque.
Une critique à propos d’Alain Juppé
En 1996, il a dit : « Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n’est pas loin de l’avoir ».
Une autre facette : l’humour en dehors de la politique
André Santini ne se limitait pas à la politique. Il faisait aussi preuve d’humour dans ses aphorismes, comme :
- « Il n’est pas nécessaire d’être triste pour être efficace » (2004)
- « Quand on apprend à nager dans le petit bain, on a beaucoup de mal à sauter dans le grand » (1997)
- « Quelle est la différence entre un cocu et un député ? Le premier n’est pas obligé d’assister aux séances ! » (1996)














