Eric Ciotti réagit vivement à la publication des photos de Charles Alloncle
Charles Alloncle, député connu pour ses positions tranchées sur l’audiovisuel public, a récemment été au centre d’une polémique. Le magazine Paris Match a publié des photos du député en compagnie de sa collaboratrice parlementaire, Shéhérazade Khandani.
Les clichés montraient le député lors d’un moment de détente à Paris, et la légende indiquait initialement qu’il s’agissait de « sa compagne ». Cependant, cette mention a été modifiée quelques heures plus tard pour préciser que Shéhérazade Khandani était simplement « une amie » de l’élu.
Face à cette situation, Eric Ciotti n’a pas mâché ses mots. Invité dans la matinale de RTL, il a qualifié la situation d’ »scandaleuse » et d’ »odieuse », parlant même de « barbouzerie ».
Les révélations d’Eric Ciotti sur la surveillance de Charles Alloncle
Selon Eric Ciotti, Charles Alloncle lui aurait confié qu’il était suivi depuis un mois, probablement par des officines privées. Il a également souligné que le rapport de l’élu s’attaquait à de grands groupes et à des intérêts financiers importants, portant des centaines de millions d’euros de bénéfices.
Il s’est interrogé sur l’origine de ce suivi en demandant : « Qui a payé ceux qui ont suivi M. Charles Alloncle et qui avait intérêt à le faire ? » Il a aussi affirmé que cette affaire aurait été téléguidée du début à la fin.
Réactions politiques et législatives
Après la publication des photos, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a saisi le déontologue du Parlement pour vérifier si le comportement du député pourrait contrevenir à la loi. Depuis 2017, la loi interdit en effet aux parlementaires d’employer leur conjoint ou partenaire comme collaborateur.
Interrogé à ce sujet par Libération, Charles Alloncle a assuré que sa relation avec Shéhérazade Khandani « n’a rien à voir avec ce que la loi interdit ».
Shéhérazade Khandani : « Je suis victime d’un règlement de comptes politique »
De son côté, Shéhérazade Khandani a dénoncé dans un communiqué les attaques dont elle fait l’objet depuis la publication de ces photos. Elle affirme avoir été harcelée et victime de suivi par des officines privées, ce qu’elle qualifie d’ »histoire jamais vue dans la politique française ».
Elle raconte également subir des attaques sur les réseaux sociaux, notamment des insultes, et des remarques sur ses origines et son prénom. Elle exprime sa surprise que ces pratiques illégales et dangereuses pour la démocratie n’aient pas été davantage soulignées par les médias.
Enfin, Eric Ciotti a critiqué la réaction de certains responsables politiques, notamment en soulignant que la présidente de l’Assemblée nationale, selon lui, aurait été plus zélée dans la dénonciation d’autres affaires impliquant des assistants parlementaires en prison.














