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Les grandes lignes de la campagne d’Édouard Philippe pour 2027

Ce dimanche 10 mai, Édouard Philippe s’est exprimé devant les cadres de son parti Horizons à Reims. À un an de l’élection présidentielle, il a présenté ses intentions pour la campagne à venir, évoqué son programme en esquissant ses grandes orientations, tout en lançant quelques piques à ses adversaires politiques.

Lors de cette réunion au Centre des Congrès, l’ancien Premier ministre a d’abord évoqué son parcours. Il a affirmé connaître ses origines et ne pas en avoir honte, tout comme il n’a pas voulu dissimuler son passé au gouvernement d’Emmanuel Macron. Il a aussi exprimé sa fierté d’avoir été le seul Premier ministre de ces dix dernières années à réduire simultanément le chômage, les impôts et le déficit, tout en reconnaissant que son bilan n’est pas parfait.

Un programme en cours d’élaboration

Édouard Philippe a indiqué qu’il commencerait à consulter les partenaires sociaux dès septembre. Son programme sera dévoilé progressivement après l’été. Il a précisé que cette étape n’était pas encore imminente, car il estime que les Français ne sont pas encore concentrés sur la présidentielle.

Il a néanmoins partagé les grandes priorités de son projet : un soutien massif à la politique de l’offre, un engagement fort pour rétablir l’ordre, des changements radicaux en matière de justice, ainsi qu’un programme ambitieux pour l’éducation et la santé. Il a aussi évoqué brièvement le sujet des retraites, sans entrer dans les détails.

Selon lui, ces priorités nécessitent de faire des choix : « Nous ne devons pas promettre aux Français de régler tous les problèmes. Mais si nous nous attaquons franchement à quatre ou cinq grands blocages, nous pouvons remettre notre pays sur la bonne voie », a-t-il déclaré.

Une stratégie contre les oppositions

Le maire du Havre a aussi parlé de sa stratégie politique. Il souhaite créer un nouvel espace pour rassembler une majorité après la présidentielle, en soulignant que l’absence de majorité actuelle entraîne un immobilisme nuisible. Il a aussi critiqué les idées « dangereuses » de La France Insoumise et a dénoncé ce qu’il appelle « les deux Rassemblements nationaux ».

Selon lui, il n’y a pas un seul Rassemblement national, mais au moins deux. Le RN « libéral », qui fait preuve d’un certain pragmatisme et s’adresse aux entreprises, et le RN « canal historique », plus enclin à défendre des dépenses publiques importantes et l’assistanat. Il a précisé que ces deux factions ont des promesses démagogiques, mais peu de financements crédibles.

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