Une volonté d’intensifier les contrôles sur les stations-service
Le gouvernement souhaite renforcer les vérifications dans les stations-service afin de contrôler les marges pratiquées par les distributeurs. L’objectif est de s’assurer que ces derniers ne gonflent pas artificiellement les prix du carburant, notamment dans un contexte de prix encore élevés.
Une réponse à la situation du marché
Depuis quelques jours, le cours du pétrole a connu une légère baisse, ce qui est une bonne nouvelle pour les automobilistes. Cette tendance est liée à la réouverture du détroit d’Ormuz, après un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Cependant, cette baisse ne s’est pas encore pleinement reflétée dans le prix du carburant, qui reste élevé. Face à cette situation, le gouvernement ne prévoit pas de réduire les taxes, mais veut plutôt surveiller de près les marges des distributeurs.
Une possible intervention par décret
Selon plusieurs sources, le gouvernement envisage d’intervenir directement par décret pour encadrer ces marges. Cette option, évoquée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, reste toutefois en discussion. Matignon a indiqué que la décision n’était pas encore tranchée. Des discussions sont en cours pour définir les modalités de cette intervention, notamment pour vérifier que les marges n’excèdent pas celles observées avant le début du conflit, en particulier en janvier et février 2026.
Comment le gouvernement prévoit d’agir
Le ministère de l’Économie prévoit de calculer l’écart entre le prix de vente affiché en station et la moyenne des prix d’achat du carburant à Rotterdam. Cela permettra de déterminer si les marges sont excessives. En pratique, chaque station pourrait se voir fixer un prix maximum autorisé, qui évoluerait quotidiennement en fonction des fluctuations du marché international. Ce plafond tiendrait compte également des coûts logistiques, notamment les frais de transport entre les dépôts et les stations.
Une étape dans la régulation des prix
Le 13 avril, le ministère a transmis un projet de décret au Conseil national de la consommation. Cette étape est obligatoire avant toute adoption officielle en Conseil d’État. La mise en œuvre dépendra des retours de cette consultation et de l’évolution du contexte énergétique. Malgré cette démarche, les prix de l’essence et du diesel restent très élevés en France. Lundi, le prix moyen du litre de SP95-E10 s’élevait à 2,001 euros, tandis que celui du gazole atteignait 2,30 euros. La baisse depuis la trêve est limitée à un centime en moyenne.
Face aux tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, la crise du prix du carburant ne semble pas encore terminée. Le gouvernement continue donc de chercher des solutions pour maîtriser cette situation.














