Les alliances de la gauche pour le second tour des municipales en 2026
Les négociations pour former des alliances au deuxième tour des élections municipales ont débuté, après un premier tour marqué notamment par une percée de La France insoumise (LFI). Bien que le Parti socialiste (PS) ne souhaite pas d’accord national avec LFI, plusieurs villes voient naître des compromis locaux.
Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a indiqué le 16 mars qu’aucun accord global ne sera conclu entre les deux partis. Il a aussi appelé LFI à se retirer dans plusieurs villes comme Marseille ou Amiens. Néanmoins, des alliances locales restent possibles.
Selon l’insoumis Paul Vannier, la moitié des grandes villes de plus de 100 000 habitants ont déjà conclu ou sont en négociation pour des fusions avec LFI. Des accords ont été signés à Toulouse, Avignon, Besançon, et des discussions sont en cours à Lille et Nantes.
Accord rapide à Toulouse
À Toulouse, quatrième ville de France, les candidats insoumis, socialistes et écologistes ont annoncé le 16 mars une liste commune après une nuit de négociations. Avec 27,5 % pour LFI et 25 % pour le PS, cette alliance leur permet de devancer le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, qui a obtenu 37 %.
François Piquemal, candidat insoumis, a déclaré qu’il prendrait la tête de cette liste commune. En cas de victoire, il deviendrait maire, tandis que François Briançon, socialiste, dirigerait la métropole. Bien que le PS ait refusé tout accord national avec LFI, François Briançon assume cette fusion locale. Le Parti radical de gauche a quant à lui annoncé son retrait de cette union pour plus de clarté.
Lyon : La liste de Grégory Doucet renforcée par LFI
À Lyon, la liste écologiste de Grégory Doucet a été rejointée par La France insoumise, représentée par Anaïs Belouassa-Cherifi, en vue du second tour. Ce rassemblement oppose l’ancien président de l’OL, Jean-Michel Aulas, qui dénonce un accord « honteux ».
Avignon : Une seule liste de gauche
À Avignon, un proche du candidat socialiste David Fournier a confirmé qu’il n’y aurait qu’une seule liste de gauche au second tour. La candidate LFI, Mathilde Louvain, a insisté sur la nécessité de cette unité pour faire face à la montée du Rassemblement national (RN), arrivé deuxième avec 25,52 % des voix.
Besançon : Union contre la droite
À Besançon, la maire écologiste sortante, Anne Vignot, a annoncé que LFI se ralliait à elle pour battre la droite au second tour. La candidate écologiste et socialiste ont décidé de s’unir face à la liste de Ludovic Fagaut, soutenue par le MoDem, qui a obtenu 40,13 % des voix.
Limoges : Fusion PS-LFI
À Limoges, le candidat socialiste Thierry Miguel a accepté de fusionner sa liste avec celle du député insoumis Damien Maudet. Leur objectif est de faire revenir la gauche dans cette ville de 130 000 habitants, qui a été dirigée par le PS jusqu’en 2014.
Lille : Négociations en cours
Les discussions s’intensifient entre socialistes, insoumis et écologistes à Lille. Les trois forces cherchent un accord respectant les résultats du premier tour. Les écologistes mènent aussi des négociations parallèles avec les deux camps de gauche.
Les négociations ont duré toute la nuit, et un accord est espéré d’ici la fin de la journée pour préparer le second tour. Les écologistes soulignent que le score du PS est le plus bas en 70 ans dans la région.
Marseille et Paris : Négociations plus difficiles
À Marseille et Paris, les négociations s’annoncent plus compliquées. La maire sortante de Nantes, Johanna Rolland, a commencé à discuter avec LFI pour éviter une défaite face au candidat LR. Mais à Marseille et Paris, la tension est plus forte en raison des campagnes tendues entre socialistes et insoumis.
Marine Tondelier, cheffe des écologistes, a critiqué la stratégie d’exclusion de LFI dans ces deux villes. Elle estime que cela pourrait affaiblir la gauche. La France insoumise, quant à elle, souhaite une fusion pour battre la droite et l’extrême droite, comme cela se fait traditionnellement à gauche.














