Bruno Retailleau dénonce 112 accords entre la gauche et LFI
Lors d’une conférence de presse au Blanc-Mesnil, le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, a accusé la gauche d’établir des alliances « de la honte » lors du premier tour des élections municipales de 2026. Il a dénoncé 112 communes où des accords ont été conclus entre La France insoumise (LFI) et au moins un des trois autres principaux partis de gauche : le Parti socialiste (PS), les écologistes et les communistes.
Bruno Retailleau a qualifié ces ententes d' »accords de la honte » et a critiqué la sincérité des dirigeants de gauche, allant jusqu’à les traiter de « tartuffes ». Il a précisé que parmi ces 112 communes, 44 rassemblent les quatre formations politiques, notamment dans des villes comme Chartres, Beauvais ou Niort.
Des accusations et une polémique en pleine campagne
Le chef de file des LR a affirmé qu’il était venu au Blanc-Mesnil pour dénoncer ce qu’il considère comme une hypocrisie de la part de la gauche. Il a également évoqué le risque de rapprochements lors du second tour, notamment à Marseille, où selon lui, le maire sortant, proche des socialistes, aurait déjà tendu la main à un candidat LFI.
Bruno Retailleau a conseillé à la candidate de la droite, Martine Vassal, de se maintenir au second tour, même si elle est en difficulté dans les sondages.
Réactions du Parti socialiste
Avant la conférence de presse, Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, a répliqué à Bruno Retailleau en le traitant de « menteur » lors d’une interview sur Public Sénat. Il a expliqué que les listes citoyennes ou locales mentionnées par la droite n’ont pas été validées par la direction nationale du PS. Il a aussi indiqué que le PS dispose de sa propre liste de 15 pages d’accords entre LR et l’extrême droite.
Il a notamment cité l’exemple de Bourg-en-Bresse, où des personnalités locales des Républicains figurent sur la liste de Reconquête, le parti de Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ces alliances et a affirmé avoir interdit l’utilisation de son logo sur cette liste.
Une campagne sous tension
Après plusieurs polémiques, le PS a pris ses distances avec LFI, dénonçant des propos « caricatures, complotistes et antisémites ». La campagne électorale reste tendue, avec des accusations croisées entre les différentes formations politiques.
En dehors de ces alliances, La France insoumise annonce conduire 380 listes locales et être engagée dans 124 autres listes avec divers partenaires, notamment des candidats sans étiquette, des écologistes, des communistes, ou encore des partis ultramarins. Elle affirme que les quatre partis de gauche sont souvent réunis dans des listes citoyennes dans une cinquantaine de villes.














