85 % des Français favorables à l’incarcération systématique des étrangers sous OQTF en cas de crimes ou délits
Selon un sondage réalisé par l’institut CSA, une large majorité de Français souhaite que les étrangers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) soient systématiquement incarcérés en cas de commission de crimes ou délits, en attendant leur expulsion. Cette opinion traverserait toutes les générations et sensibilités politiques.
Les résultats, dévoilés le 18 septembre 2026, montrent que 85 % des personnes interrogées se déclarent favorables à cette mesure. Seuls 14 % y s’opposent, et 1 % ne se prononcent pas. Ce soutien est stable dans le temps : il atteignait déjà 86 % en septembre 2025 et 84 % en octobre 2024, avec peu de variations d’une année à l’autre.
Un consensus qui dépasse les frontières politiques
Ce consensus ne se limite pas à un seul camp politique. Parmi les sympathisants du Rassemblement national, l’approbation est proche de l’unanimité, à 96 %. Chez les proches des Républicains, le taux d’adhésion atteint également 93 %.
Le soutien est également fort à gauche. Trois quarts des sympathisants de La République en marche et de la France insoumise approuvent cette proposition. Même parmi les partisans de la France insoumise, 72 % soutiennent cette idée.
Un soutien constant chez toutes les tranches d’âge et catégories sociales
Les jeunes de 18 à 24 ans restent majoritairement favorables, avec 80 % d’accord, même si c’est le taux le plus bas parmi les groupes d’âge. La proportion augmente avec l’âge, atteignant 89 % chez les 50-64 ans. Les femmes se montrent légèrement plus favorables que les hommes.
Ce consensus est également visible dans toutes les catégories socioprofessionnelles, que ce soit chez les cadres, les salariés, ou les inactifs. La majorité des répondants, quel que soit leur profil, soutiennent cette mesure d’emprisonnement pour les étrangers sous OQTF auteurs de crimes ou délits.
*Ce sondage a été réalisé les 15 et 16 septembre 2026 par questionnaire en ligne, auprès d’un échantillon représentatif de 1 010 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.














