En 2025, le nombre de demandes de dons de spermatozoïdes reste élevé, mais stable, avec plus de 12 000 requêtes enregistrées. Ces demandes proviennent principalement de couples de femmes et de femmes seules. Par ailleurs, près d’un millier d’hommes avaient proposé leur don cette année-là.
Selon l’Agence de la biomédecine, la situation s’améliore progressivement, mais l’organisme insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts. Dans une enquête publiée le 14 avril, il est indiqué que le volume des demandes a été environ six fois supérieur à celui enregistré avant la loi de bioéthique de 2021.
Depuis cette évolution législative, toutes les femmes peuvent accéder à une assistance médicale à la procréation (AMP) avec don de gamètes : femmes en couple avec un homme, femmes en couple avec une autre femme, ou femmes seules. La demande globale a connu une légère augmentation par rapport à 2024, d’environ 3 %.
Malgré cette participation croissante des Français, l’Agence de la biomédecine rappelle que l’offre ne couvre pas encore totalement la demande. Elle appelle donc à continuer à encourager le don d’ovocytes et de spermatozoïdes.
Entre 8 et 28 mois d’attente
En dépit des 12 000 demandes, le nombre de candidats au don de spermatozoïdes s’élevait à 1 015 en 2025. Ce chiffre est considéré comme « élevé » par l’Agence, témoignant d’une mobilisation durable des donneurs. Cependant, le nombre de personnes en attente d’un don était toujours de 8 700 à la fin de l’année.
Le délai moyen pour obtenir une assistance médicale à la procréation avec don de spermatozoïdes reste élevé, à plus de 17 mois. Bien que ce délai soit stable, il traduit une tension persistante entre l’offre et la demande. En outre, ces délais varient selon les régions, allant de 8 à 28 mois, avec une situation particulièrement tendue en Île-de-France, en Bourgogne-Franche-Comté, en Nouvelle-Aquitaine et à La Réunion.
Une montée en puissance des centres de procréation
Les listes d’attente s’allongent, mais elles comportent aussi une composante croissante de femmes seules, qui représentent 47 % des demandes de don. Les femmes en couple avec une autre femme en constituent 38,8 %, et celles en couple avec un homme 14,2 %. Par ailleurs, l’activité d’AMP avec don de spermatozoïdes pour les couples homme-femme est en baisse.
En revanche, plus de 5 300 personnes ont pu bénéficier d’une première tentative en 2025, soit une augmentation de 10,4 % par rapport à 2024. Au total, plus de 14 800 procédures de ponctions ou d’inséminations ont été réalisées, ce qui témoigne d’une montée en charge des centres pour répondre à la demande.
Pour devenir donneur, les hommes doivent être âgés de 18 à 44 ans et en bonne santé. Des examens médicaux sont obligatoires avant le don.














